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Comment améliorer durablement le bien-être au travail ?

Comment améliorer durablement le bien-être au travail ?

« J’adore mon job depuis que nous avons un baby-foot dans la salle de pause ! » Avez-vous déjà entendu une de vos connaissances prononcer une phrase de ce genre ? Probablement pas. Pourtant, les entreprises semblent redoubler d’efforts et d’ingéniosité pour offrir à leurs collaborateurs des façons de se détendre au travail : cours de yoga, salles de sieste, consoles de jeux, etc. Et si la problématique du bien-être au travail n’était pas là ? Les travailleurs ne recherchent-ils pas plutôt des opportunités d’évolution intéressantes, une charge de travail raisonnable et un management bienveillant ? Ne serait-ce pas les clés pour s’attaquer durablement au stress et à l’anxiété des salariés ? Dans cet article, nos coachs décryptent le sujet du bien-être au travail : les obligations des employeurs, la tâche complexe d’évaluer la qualité de vie au travail et les axes d’amélioration des conditions de travail, le tout sans rogner sur la productivité.

L’obligation des entreprise en matière de bien-être au travail

Le flou artistique du Code du travail

Les lois sur le bien-être au travail ont le mérite d’exister mais restent toutefois assez vagues. Ainsi, le Code du travail oblige l’employeur à assurer la sécurité et protéger la santé physique et la santé mentale de ses salariés.

Cette loi met en avant les 2 composantes du bien-être au travail :

  • le bien-être physique comme le confort et la sécurité. Ainsi, l’employeur est tenu de proposer des locaux confortables, un poste de travail ergonomique et de mettre en place des actions pour éviter tout risque sécuritaire.
  • le bien-être psychologique : l’entreprise doit donc également s’assurer de préserver la santé mentale de ses salariés. Cela peut passer par l’ambiance de travail, la prévention des attitudes de discrimination et de harcèlement, ainsi que la qualité du management.

Mais alors, si la loi semble couvrir les travailleurs, pourquoi un nombre croissant d’employés semblent-ils insatisfaits de leurs conditions de travail ou stressés par leur activité professionnelle ? Eh bien, la formulation de la loi laisse une grande place à l’interprétation dans sa mise en application. Ainsi, si un employeur aura sûrement des ennuis s’il propose des locaux insalubres ou non chauffés, jusqu’où doit-il aller dans la problématique du confort ? Doit-il proposer souris ergonomiques, écrans déportés et chaises dernier cri sous peine de se faire attaquer en justice ?

Du côté du bien-être psychologique, la définition semble être encore plus obscure. Faire des heures supplémentaires pour maintenir le planning serré du projet est-il une menace sur la santé mentale ? Si oui, à partir de combien d’occurrences ?

La qualité de vie au travail : un sujet d’actualité crucial

Même si le Code du travail n’est pas très directif sur le sujet, les études tendent à pointer le bien-être au travail comme une problématique d’actualité cruciale pour les entreprises. Ainsi, une étude mondiale Gallup de 2021 révèle que les salariés sont de plus en plus nombreux à ressentir des émotions négatives lors de leur journée de travail.

En effet, plus de 40 % des travailleurs ont répondu positivement à la question : « avez-vous ressenti du stress pendant une partie significative de la journée précédente ? » Ce chiffre n’a jamais été aussi élevé depuis le lancement de l’étude en 2009 et a dépassé la barre des 40 % pour la première fois. L’engagement des salariés a également vu son niveau baisser pour tomber à 20 %.

Vous vous dites sûrement que la crise sanitaire de 2020 a joué un rôle crucial dans ces chiffres. Vous n’avez sûrement pas tort. Mais est-ce une raison légitime pour les entreprises de rester les bras croisés sans prendre une part de responsabilité ?

Comment améliorer durablement le bien-être au travail ?

Évaluer le bien-être au travail : un indicateur complexe

C’est là tout le cœur du problème. Évaluer la santé mentale de ses salariés et les causes d’un éventuel mal-être est loin d’être évident pour les employeurs… Des organismes externes proposent aux entreprises des sondages permettant de faire un état des lieux et d’identifier des axes d’amélioration. Toutefois, la concrétisation de ces mesures n’est pas toujours triviale, surtout quand il s’agit de les concilier avec les exigences de productivité et de résultats.

Dans la suite de l’article, nos coachs tentent malgré tout de vous donner une grille de lecture du bien-être au travail. Celui-ci peut par exemple être vu comme une harmonie et un équilibre entre 5 composantes essentielles :

  • Carrière : le salarié apprécie ses tâches quotidiennes et les perspectives d’évolution proposées dans son entreprise ;
  • Communauté : il se sent utile à la société, en appartenance avec son entreprise et partage ses valeurs en grande partie ;
  • Énergie : le collaborateur dispose d’assez d’énergie pour remplir les missions qui lui sont confiées. Pour l’employeur, cela signifie préserver les temps de déconnexion et gérer la charge de travail et l’équilibre global de chacun ;
  • Relations : les échanges entre collègues et avec la hiérarchie sont agréables et positifs. De plus, chaque collaborateur peut avoir une vie sociale en dehors de son travail ;
  • Sécurité financière : sans avoir besoin d’un revenu mirobolant, un salarié aura du mal à ressentir du bien-être au travail si sa rémunération ne lui permet pas de vivre correctement.

Ainsi, si l’employeur ne peut pas garantir à 100 % le bien-être au travail de chacun de ses collaborateurs, il a tout de même un rôle à jouer. De nombreux axes de développement sont à sa disposition pour que la majorité de ses collaborateurs vivent leur vie professionnelle comme une expérience plutôt positive.

Comment améliorer durablement le bien-être au travail ?

Des mesures prises par les entreprises parfois superficielles et court-termistes

À la lumière des éléments précédents, il apparaît logique qu’installer un baby-foot ou proposer des cours de yoga ne permette pas de résoudre tous les problèmes de qualité de vie au travail. Pourtant, nombreux sont les employeurs qui arborent fièrement dans leur communication leur toute nouvelle salle de sieste ou l’installation d’une console de jeux en salle de pause. Ces mesures sont certes positives et surtout faciles à mettre en œuvre du côté des entreprises. Mais elles ont le défaut gênant de laisser certaines composantes du bien-être au travail complètement de côté et de ne pas s’attaquer à la source du problème.

En quoi des cours de yoga aident-il à résoudre les problèmes de plannings serrés ou de manque de main-d’œuvre suite à une vague de démission ? Si faire du yoga est positif pour réduire le stress, c’est une mesure qui s’attaque à la conséquence du problème et pas à sa cause.

 Ainsi, il est crucial pour les employeurs de mettre le doigt sur les causes de mal-être au travail de leurs collaborateurs et de ne pas se contenter de proposer des mesures cosmétiques qui auront un effet positif uniquement sur le court terme. 

questionnaire pour évaluer sa satisfaction au travail

Questionnaire diagnostic

Évaluez votre niveau de satisfaction au travail

Pensez-vous être aussi motivé que Barack Obama ou Lady Gaga pour aller travailler ?

Prendre la problématique du bien-être au travail dans sa globalité

Dans ce paragraphe, nos coachs vous proposent quelques pistes de réflexion pour agir sur la qualité de vie au travail dans son ensemble.

Étape 1 : Faire l’état des lieux du bien-être au travail

Un des premiers challenges du bien-être au travail pour les entreprises est d’arriver à l’évaluer. Quel est le niveau de satisfaction des salariés sur leurs conditions de travail ? Comment se sentent-ils au quotidien ?

Pour cela, plusieurs solutions sont possibles :

  • Regarder les indicateurs d’un label comme Great Place To Work et élaborer un questionnaire à envoyer à ses collaborateurs ;
  • Faire appel à un organisme externe pour mener des enquêtes anonymes auprès de ses salariés ;
  • Monitorer le turn-over, un bon indicateur pour évaluer l’engagement et la satisfaction de ses collaborateurs.

 Étape 2 : Améliorer les conditions et le cadre de travail si nécessaire

Avant d’investir dans des équipements coûteux comme l’aménagement d’infrastructures de sport ou d’une salle de repos, une entreprise devrait regarder comment améliorer l’ambiance de travail et faciliter un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Encourager les collaborateurs à avoir une meilleure hygiène et de vie et faire plus de sport grâce à des cours sur place et des conférences sur l’alimentation peut être une solution parmi de nombreuses possibles. Toutefois, ce n’est pas une solution miracle.

Étape 3 : Miser sur la collaboration

En particulier avec la mise en place des modes de travail hybrides et du télétravail, les cas d’isolement sont de plus en plus fréquents. Il conviendra ainsi de former chaque manager de proximité à repérer et éviter ces situations de solitude qui peuvent être néfastes pour le bien-être au travail et la santé mentale des collaborateurs.

Miser sur la collaboration pour améliorer durablement le bien-être au travail

Étape 4 : Ne pas négliger l’impact du management sur le bien-être au travail

L’étude Gallup révèle également que les managers jouent un rôle à 70 % dans l’évolution de l’engagement de leurs équipes. Sans faire porter toute la responsabilité sur les chefs d’équipe, une entreprise doit tout de même investir dans la formation de ses managers. Ces derniers doivent apprendre à devenir des coachs auprès de leurs collaborateurs et à faire preuve de bienveillance.

Pour aller plus loin, découvrez notre dossier complet pour devenir un manager bienveillant.

Étape 5 : Accompagner chacun à se développer professionnellement

Enfin, les entreprises devront essayer au maximum d’aider individuellement et collectivement leurs collaborateurs à se sentir plus épanoui dans leur vie professionnelle et intégré dans leur entreprise. Pour cela, les solutions suivantes peuvent s’avérer bénéfiques :

  • Aider chacun individuellement à construire un plan de carrière et développer une vision pour sa vie professionnelle en accord avec ses aspirations. Ceux-ci lui permettront de se sentir plus engagé et motivé au quotidien ;
  • Permettre à chacun de prendre et trouver sa place dans son équipe, d’apprendre au contact de ses pairs et de favoriser l’intelligence collective grâce à du co-développement.

Pour cela, faire appel à un coach peut aider à booster le bien-être et l’épanouissement des collaborateurs d’une entreprise. Découvrez nos solutions de coaching pour les entreprises, mêlant séances individuelles et collectives et orientées sur l’épanouissement de chacun.

Le bien-être au travail est un sujet complexe qu’il est difficile de couvrir en profondeur en un seul article. Nous espérons toutefois que vous aurez récupéré quelques pistes de réflexion sur ses différentes composantes et comment l’améliorer durablement.

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Le guide complet pour devenir un manager bienveillant et efficace

Le guide complet pour devenir un manager bienveillant et efficace

« Ayez le dossier prêt à la première heure demain sur mon bureau, sans faute ! » Si l’image du manager directif et autoritaire apparaît souvent dans les films et séries télévisées, dans la réalité, les salariés sont plutôt en quête de bienveillance et d’écoute de la part de leur supérieur hiérarchique. Mais que signifie réellement être un manager bienveillant ? Quels sont les bénéfices pour les salariés et l’entreprise ? Est-il possible de concilier ce type de management avec une posture de leadership ? Où placer les limites à la bienveillance au travail pour ne pas apparaître comme un gourou du développement personnel ? Découvrez en détail les réponses dans cet article et apprenez à votre tour à devenir un véritable manager 2.0.

Manager bienveillant : une définition

Mais tout d’abord, qu’entend-on par manager bienveillant ? Ce terme ne traduit pas un chef d’équipe bisounours qui laisse passer tous les comportements de ses collaborateurs sans aucun leadership.

La bienveillance dans une méthode de management consiste à se montrer compréhensif, indulgent et faire preuve d’empathie envers autrui. L’idée est de mettre en place un management fondé sur le positif plutôt que sur la critique et la mise en avant des aspects négatifs. Un manager bienveillant sait aussi voir ses collaborateurs comme un tout et encourager leur développement professionnel, mais aussi personnel.

Pourquoi adopter un management bienveillant ?

À l’heure du bien-être au travail et de la quête de sens, les bénéfices du management bienveillant sont loin d’être de simples détails. En effet, 50 % des cadres déclarent avoir déjà ressenti des symptômes du burn-out. Parmi ceux ayant répondu positivement, 46 % déplorent un manque d’accompagnement de leur management. Ainsi, le manager à son rôle à jouer dans l’amélioration du bien-être au travail de ses collaborateurs.

Réduction de l’absentéisme et du turnover

Le stress chronique et la surcharge de travail sont des causes importantes d’absentéisme. Une étude Malakoff Humanis réalisée en 2019 révèle ainsi que 18 % des arrêts maladie sont liés à des troubles psychosociaux ou un épuisement professionnel. En regardant uniquement les arrêts de longue durée (de plus de 30 jours), ce chiffre passe à 24 %. Un manager bienveillant restera attentif à ces signes de mal-être chez ses collaborateurs et sera en mesure de prendre des actions avant l’interruption de travail.
Du côté des démissions, la relation avec le manager joue souvent un rôle dans le départ d’un salarié. Une étude Gallup, ayant interrogé 7200 actifs, révèlent que, dans 50 % des cas, c’est le management qui motive un abandon de poste. Ainsi, entretenir une bonne relation entre collaborateur et manager peut aider à faire baisser le turnover.

Une meilleure productivité

D’après une étude de l’université de Warwick au Royaume-Uni, la productivité augmente de 12 % avec le bien-être au travail. Voilà un bon argument pour plaider pour un management bienveillant auprès de sa hiérarchie !

Faire preuve de bienveillance pour gagner en productivité

Une meilleure image de l’entreprise

Quand les collaborateurs mettent en avant la bonne qualité du management auprès de leur réseau et de leurs proches, cela ne peut que jouer en faveur de l’entreprise, notamment en matière d’attractivité sur le marché de l’emploi.

Augmentation de la créativité

Enfin, une des caractéristiques du management bienveillant, comme nous le verrons dans la suite de l’article, est d’encourager la prise de risque et de laisser le droit à l’erreur. De cette façon, les collaborateurs sont plus enclins à proposer de nouvelles idées et n’étouffent pas leur créativité.

Comment devenir un manager bienveillant ?

Donner du sens au travail de chacun

Même les résultats de notre questionnaire Sensy nous le disent ! Pour atteindre leurs objectifs professionnels, plus de la moitié des répondants déclarent avoir besoin de retrouver sens et motivation. Le manager joue un rôle crucial dans cette quête d’impact chez ses collaborateurs. En apprenant à les connaître, à comprendre leurs attentes et leurs ambitions, en reconnectant leur tâches quotidiennes aux objectifs plus larges de l’entreprise, c’est de cette façon que les collaborateurs pourront trouver le sens qu’ils attendent dans leur travail.

Pour vous aider à identifier la façon d’interagir avec chacun des collaborateurs de votre équipe, découvrez comment bien concilier méthode DISC et management.

Fixer une direction claire associée à une vision

Plus que des objectifs annuels figés, les collaborateurs attendent d’un manager bienveillant une vision et une direction claires. Celles-ci devront répondre à la fois aux objectifs de l’entreprise et aux ambitions du salarié. Cela peut par exemple être :
  • apporter son expertise pour développer le nouveau produit de l’entreprise ;
  • créer une nouvelle ligne de communication qui met plus en avant les valeurs de l’entreprise.

À la lumière de cette vision, il peut même être pertinent de laisser le collaborateur fixer ses propres objectifs. La hiérarchie s’assure ensuite seulement que ceux-ci sont réalistes, réalisables et assez ambitieux.

Management : donner des directions claires

Faire preuve de transparence

Dans un management bienveillant, la transparence est clé. Les collaborateurs doivent être au courant de tous les enjeux qui les concernent : les préoccupations de la hiérarchie, les relations tendues avec certains clients, les contrats compromis avec les fournisseurs. En partageant un maximum d’éléments aux membres de son équipe, un manager peut construire et renforcer la relation de confiance. Les collaborateurs se sentiront impliqués et pourront être force de propositions pour trouver des solutions adaptées à chacun des problèmes identifiés.

Donner du feedback et en demander

Pour cela, l’important est de privilégier le positif et le constructif. En cas de comportement agaçant d’un collaborateur, par exemple un manque d’organisation, la clé reste de se concentrer sur les points forts de la personne, comme sa créativité, et de réfléchir à comment les exploiter de la meilleure façon possible pour l’équipe. Ainsi, un manager bienveillant aura plutôt tendance à mettre en avant les forces qui le frappent chez quelqu’un avec des phrases comme : « tu as conscience de ce point fort chez toi ? ».
Quand il s’agit de donner du feedback, les encouragements sont à privilégier aux compliments. En effet, ces derniers ont tendance à rendre les collaborateurs dépendants de l’approbation de leur management. Si celle-ci ne vient plus, ils pourront avoir l’impression de ne plus être à la hauteur et l’interpréter comme un manque de performance. À la place, il convient de préférer les encouragements. Pour donner un exemple de bienveillance au travail, il vaut mieux  : « tu peux être fier de ton travail » que « ton travail est super ».

Les comparaisons entre collaborateurs sont également à proscrire. Elles peuvent en effet introduire de la rivalité dans une équipe qui n’est pas la bienvenue pour favoriser l’intelligence collective.

Enfin, un manager bienveillant sera preneur de feedback sur son propre travail et en demandera régulièrement à ses collaborateurs. Il y gagnera notamment des éléments pour s’améliorer en tant que supérieur. Cela le fera également descendre de son piédestal hiérarchique et le remettra sur un pied d’égalité avec ses collaborateurs.

Adopter une écoute active et se rendre disponible

L’écoute active est un des outils du management bienveillant à ne pas négliger. Autrement dit, le manager s’attachera à regarder la personne lorsqu’elle parle, sans être distrait par un écran devant les yeux, un clavier sous les doigts ou un smartphone en main. De plus, lors des interactions avec son équipe, il laissera la parole et posera des questions ouvertes. Le comportement du manager idéal serait d’éviter de vouloir à tout prix combler les blancs qui pourraient survenir dans la conversation, ce qui laisserait la possibilité aux collaborateurs de se confier.

Se rendre disponible et passer du temps avec son équipe est également crucial. Il est important de noter que les collaborateurs n’attendent pas de leur manager qu’il leur dise quoi faire. Ils espèrent de l’écoute et une invitation à remettre en question leurs propres méthodes de travail pour atteindre leurs objectifs respectifs.

Écouter activement ses collaborateurs pour un meilleur management

Faire confiance et laisser de l’autonomie

Que ce soit dans l’organisation ou la méthodologie de travail, un manager bienveillant fait confiance et laisse ses collaborateurs choisir ce qui leur convient le mieux. Ainsi, liberté dans les horaires et possibilité de télétravail doivent être offertes à chaque membre de l’équipe, si l’entreprise l’autorise et tant que cela ne vient pas à l’encontre de l’atteinte des objectifs.

En laissant liberté et autonomie, la relation de confiance manager-managé n’en sera que renforcée. Pour ne pas la trahir, les deux parties devront aussi tenir leurs engagements. Pour le manager, cela signifie notamment agir en faveur des souhaits d’évolution des missions ou des responsabilités, mais aussi reconnaître et accepter ses propres limites. Non, il n’est pas attendu d’un manager qu’il ait réponse à tout instantanément et soit omniscient.

Autoriser le droit à l’erreur

Enfin, l’erreur ne doit pas être pénalisée mais plutôt valorisée comme une opportunité d’apprentissage et une façon de s’améliorer dans son travail. Un manager bienveillant sera très attentif sur ce point, pour que ses collaborateurs adoptent au maximum ce comportement de développement personnel et osent prendre des risques. En plus de les encourager à prendre des initiatives, les collaborateurs seront plus enclins à exprimer leur créativité, sans la brider par crainte du regard des autres.

Les limites du management bienveillant

Toutefois, en entreprise, rien n’est tout blanc ou tout noir ! Le management bienveillant ne fait pas exception. Poussé à l’extrême, celui-ci peut également avoir des effets de bord néfastes, dont il conviendra de prendre conscience pour les prévenir et les éviter.

Le management paternaliste

L’idée derrière le management bienveillant n’est pas d’infantiliser les collaborateurs. Par exemple, en cas de retard de projet, faire preuve de bienveillance ne signifie pas dire au collaborateur des phrases du type : « tout va s’arranger » ou « je compte sur toi ». Cette posture qui rappelle une relation parent-enfant est à éviter. À la place, un manager bienveillant cherchera à avoir des éléments pour comprendre le contexte et encourager le collaborateur à proposer un plan d’actions et à prendre entière responsabilité.

Le management intrusif

Manager bienveillant ne doit pas être synonyme de manager intrusif. C’est une chose de s’intéresser à la vie privée de ses collaborateurs de façon informelle, une autre de faire des suppositions et de les appliquer à son management. Par exemple, un manager qui apprend qu’un de ses collaborateurs ne dort pas bien à cause de son nouveau-né doit-il pour autant ne plus lui confier le nouveau projet pour lequel il avait exprimé de l’intérêt ?

Avec ce genre de comportement, le manager risque d’inspirer de la méfiance et de rendre ses collaborateurs réticents à se confier. Pour éviter ce genre d’écueil, le plus simple est d’appliquer un des conseils évoqués plus haut et de faire preuve de transparence ! Il conviendra toujours mieux de demander l’avis du collègue nouvellement papa sur son niveau d’énergie pour savoir s’il souhaite tout de même prendre en main le nouveau projet… et de lui faire confiance s’il répond positivement.

Tomber dans l’amalgame entre bien-être en entreprise et cadre agréable de travail

Cette erreur-là n’est pas vraiment une limite du management bienveillant, mais plutôt une mauvaise compréhension de ce dernier. Les entreprises qui font cet amalgame risquent d’essayer d’améliorer le bien-être de leurs collaborateurs en investissant dans les locaux.

En effet, il est plus facile d’installer une salle de sieste ou un baby-foot à côté de la machine à café que d’investir dans le changement des méthodes de travail. Toutefois, ce n’est pas s’attaquer à la vraie source de l’éventuel mal-être de ses collaborateurs. Celui-ci peut notamment être causé par une hiérarchie trop directive et centrée uniquement sur les objectifs de l’entreprise. Dans ce cas-là, le management bienveillant pourrait être une solution adaptée.

Management, l'erreur à ne pas éviter

En bref : les 10 commandements du manager bienveillant

  1. De transparence, il vous faudra faire preuve.
  2. L’écoute active, vous travaillerez avec ferveur.
  3. Le sens et l’impact chez vos collaborateurs, vous développerez.
  4. L’orientation et la vision des objectifs de votre équipe, vous exprimerez.
  5. Du feedback encourageant, vous donnerez.
  6. Un style de management authentique, vous adopterez.
  7. Un retour régulier sur votre travail, vous demanderez.
  8. Disponible pour vos collaborateurs, vous serez.
  9. Votre confiance, vous accorderez.
  10. Le droit à l’erreur, vous autoriserez.

Même s’il n’est pas toujours évident de placer le curseur de la bienveillance au bon niveau, nous espérons que cet article vous aura toutefois aider à y voir plus clair sur la façon d’adopter la figure du manager bienveillant.

Astuces & réflexions de nos coachs

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« Le tarif d’un coaching, c’est hors de prix ! Je vais faire un bilan de compétences, ce sera moins cher » « Faire appel à un coach ? Mais c’est pour les personnes en burn-out, je ne suis pas concerné. » « Je ne cherche pas une reconversion : comment un coach pourrait-il m’aider ? » Les idées reçues sur le coaching professionnel ont la vie dure ! Tout le monde semble avoir sa petite interprétation sur ce qui se cache derrière cet accompagnement et vous pouvez avoir du mal à répondre aux questions : est-ce fait pour moi ? À quoi m’attendre lors d’une séance avec un coach ? Pour vous aider à lever tous vos doutes, découvrez 9 fausses idées qui circulent sur le coaching professionnel, inspirées de pépites entendues par les coachs Sensy.

Idée reçue #1 : le coaching professionnel, c’est une psychothérapie

« Mais je n’ai pas besoin de voir un psy. » Peut-être cette pensée vous traverse-t-elle l’esprit quand vous envisagez le coaching ? Pourtant, coaching et psychothérapie n’ont pas grand chose en commun, à part que vous parlez de vous à un professionnel ! En effet, là où une psychothérapie va se concentrer sur les raisons qui expliquent votre situation difficile du moment, le coaching va plutôt vous donner des actions concrètes pour dépasser cette situation. Si vous ne voyez toujours pas la différence, vous pouvez considérer le coaching comme un accompagnement personnalisé qui cherche à développer les compétences et la réflexion d’une personne sur le plan personnel ou professionnel.

Idée reçue #2 : le coaching, c’est une démarche individuelle

Vous pensez qu’en faisant appel à un coach, vous allez forcément vous retrouver en tête à tête avec votre interlocuteur ? Eh non, un coaching peut aussi être une démarche collective. C’est le cas des séances de co-développement que les coachs Sensy intègrent très souvent dans leurs accompagnements, en particulier en entreprise. Le principe est simple : vous vous réunissez en groupe de 5 à 10 personnes et échangez autour d’une thématique donnée. Le but est d’apprendre les uns des autres, tout en développant son identité professionnelle par des exercices pratiques.

C’est un accompagnement très bénéfique et complémentaire du coaching individuel sur de nombreux points.

Pourquoi ne pas parler de nos programmes de coaching à votre employeur ? Peut-être que vous et vos collègues pourriez bénéficier de ce type d’accompagnement ?

Le coaching professionnel ne se fait pas qu'en format individuel

Idée reçue #3 : le coaching, c’est pour les dirigeants d’entreprise

Si c’était vrai il y a quelques années, le coaching professionnel s’adresse maintenant à tous, avec des formules adaptées pour tout type de profil. Ainsi, que vous soyez :
  • un parent débordé qui souhaite trouver un meilleur équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle ;
  • un salarié en quête de sens qui cherche un coach pour trouver sa voie professionnelle ;
  • un nouveau manager qui aspire à réussir sa prise de poste,

vous trouverez forcément une formule et un coach adapté pour vous aider à atteindre l’objectif qui occupe toutes vos pensées du moment.

Nous l’avons bien compris dans nos accompagnements Sensy. C’est pourquoi nous vous attribuons un coach en accompagnement professionnel adapté à votre personnalité et vos objectifs.

Idée reçue #4 : le coaching, c’est cher et chronophage

Grâce au digital, cette idée reçue appartient maintenant au passé ! Le coaching professionnel en ligne se démocratise. Vous pouvez donc vous faire accompagner par un coach certifié depuis le confort de votre canapé, chaussons aux pieds et plaid sur les genoux !
Côté tarif, le distanciel permet également de limiter les frais. Par exemple, avec le coaching ROCK Sensy, vous pouvez vous faire accompagner par un coach dédié et adapté à votre profil au prix de 2 cafés par jour en terrasse ! D’autres formules astucieuses allient accompagnement en e-learning et séances en visioconférence avec votre coach, pour vous faire profiter d’une solution efficace et adaptée à prix tout doux.
Enfin, dans certains cas, vous pouvez même utiliser les fonds de votre Compte Personnel de Formation (CPF). C’est le cas par exemple du bilan POP de Sensy : un programme de 3 mois pour réinventer votre vie professionnelle.
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Idée reçue #5 : trouver un coach professionnel fiable et adapté, c’est mission impossible

Éplucher les sites Internet, écumer les réseaux sociaux, passer des heures à chercher le professionnel en qui vous aurez assez confiance pour lui confier vos questionnements et votre argent : très peu vous ? Et si nous vous disions que vous n’avez pas forcément à trouver votre coach vous-même ?  Chez Sensy, nous avons compris que cette étape de recherche n’est pas une partie de plaisir pour beaucoup d’entre vous. C’est pour cela que notre rôle, c’est de vous mettre en relation avec le coach avec qui vous vous sentirez bien et qui saura vous aider au mieux.
Côté professionnalisme et expertise, rassurez-vous : tous les coachs Sensy sont formés, certifiées et choisis avec soin !

Idée reçue #6 : le coach est là pour donner des conseils et dire quoi faire

Cette idée reçue est peut-être la plus répandue ! Pourtant un coach ne donne pas de conseils. Il vous invite à vous questionner sur vos comportements, vos croyances et votre personnalité. Au moyen d’exercices d’introspection et de mises en pratique, il vous amène à trouver vos propres réponses, celles qui viennent vraiment de vous et sans vous influencer. Ainsi, vous n’entendrez jamais un coach vous dire : « Après analyse de votre personnalité, aucun doute : vous devriez créer votre entreprise. »
Le coach ne donne pas de conseils mais vous fait vous questionner

Idée reçue #7 : le coaching, c’est pour ceux qui envisagent une reconversion professionnelle

Vous pouvez vous sentir très bien dans votre travail actuel et pourtant grandement bénéficier d’un coaching ! Pour gravir les échelons de votre entreprise sans la quitter ou évoluer vers un poste de manager, un accompagnement professionnel peut être d’une grande aide pour vous faire gagner du temps et centrer vos efforts. En vous aidant à prendre conscience de vos points forts pour vous appuyer dessus, à mettre le doigt sur vos points faibles pour vous améliorer, le coach va jouer sur tous les fronts. À la clé, vous y gagnerez en épanouissement professionnel, tout en ayant les moyens d’évoluer plus vite dans votre carrière !

Idée reçue #8 : faire appel à un coach pour trouver sa voie professionnelle, c’est un signe de faiblesse

Si vous avez cette croyance, c’est dommage et surtout très faux. Nous pensons plutôt qu’accepter de se remettre en question montre du courage, de l’ouverture d’esprit et de la proactivité. Vous vous posez des questions, ne restez pas sur vos acquis et cherchez à apprendre à vous connaître pour devenir une meilleure version de vous-même : en résumé, que du positif !
Pour finir de vous convaincre, relativisez et prenez conscience que vous avez sûrement choisi votre métier actuel entre 16 et 18 ans, sous grande influence de vos parents. Ces derniers vous ont peut-être encouragé à suivre une voie prestigieuse, mais qui, avec le recul de quelques années d’expérience, ne vous convient finalement pas. Alors, si vous vous sentez perdu dans votre changement de carrière et que vous avez besoin de quelqu’un pour « vous retrouver », ne rougissez pas.

Idée reçue #9 : si je ne suis pas en burn-out, je n’ai pas besoin d’un coaching

Si vous avez déjà été en burn-out ou en situation d’épuisement professionnel, vous le savez sûrement. C’est une période difficile où vous êtes loin d’être rempli d’énergie et avez tendance à tout voir en noir.  Même si vous pouvez faire appel à un coach, celui-ci devra faire preuve d’une grande patience et travailler très progressivement avec vous. Nous pensons qu’il est peut-être plus bénéfique de commencer le travail de coaching avant d’atteindre l’état de burn-out. L’accompagnement n’en sera que plus facile et cela vous évitera de passer par une phase de convalescence.

Vous êtes maintenant presque un expert en coaching professionnel ! Vous savez en tout cas repérer les principales idées reçues.  Si vous avez d’autres questions ou souhaitez en savoir plus sur les programmes de coaching Sensy, réservez votre appel découverte gratuit dès maintenant.
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5 faux pas à éviter lors de sa prise de poste de manager

5 faux pas à éviter lors de sa prise de poste de manager

Devenir chef d’équipe, c’est souvent perçu comme une belle concrétisation de sa carrière dans une entreprise. Pourtant, personne ne semble parler du stress qui accompagne une prise de poste de manager, des responsabilités supplémentaires, de la façon de se faire sa place dans une nouvelle équipe. Alors aujourd’hui, nous vous partageons 5 faux pas à éviter en tant que nouveau manager. De la préparation en amont aux 3 premiers mois en poste en passant par le moment de se présenter à sa nouvelle équipe, vous serez guidé pas à pas pour rendre votre intégration en tant que chef hiérarchique la plus fluide possible. Vous découvrirez également la plus-value de faire appel à un coach pour faire cette transition tout en douceur.

#1 Ne pas préparer sa prise de poste de manager en amont

Dès l’annonce de votre embauche ou promotion, essayez de commencer à préparer votre prise de poste. Renseignez-vous sur les enjeux si possible. Vous pouvez également rencontrer votre future équipe pour la première fois et ouvrir le dialogue avec votre prédécesseur. Mais ne vous négligez pas non plus : il est aussi essentiel de vous préparer psychologiquement avec le bon état d’esprit.

Adopter une posture d’apprenant

Une erreur fréquente chez les nouveaux managers est de vouloir comparer sa situation actuelle à son poste d’avant et à ses précédentes responsabilités. Pourtant, dans un rôle de manager, ne pas se reposer sur ses acquis et adopter une posture d’apprenant est essentiel. Les circonstances sont différentes de votre précédent poste : l’équipe que vous intégrez a sûrement déjà une dynamique. Essayez de ne pas arriver en ayant l’intention d’imposer vos méthodes d’entrée de jeu : ceci pourrait être mal perçu.

De plus, gardez en tête que votre énergie ne doit pas être concentrée sur la technique mais sur vos collaborateurs. Votre mission est de trouver la meilleure façon de leur permettre de s’épanouir tout en favorisant le collectif. Avant votre prise de poste effective, commencez votre phase d’observation en discutant avec les membres de votre équipe, en assistant à certaines réunions et en commençant à identifier d’éventuelles opportunités d’amélioration.

Gérer son stress

Devenir manager représente une nouvelle prise de responsabilités qui peut être génératrice de stress. En effet, une étude BVA de 2019 révèle que pour 77 % des managers interrogés, la gestion d’équipe est une source de stress. « Vais-je réussir à ne pas décevoir mon équipe ? », « Que faire si mes collaborateurs préfèrent leur ancien manager ? », « Quelles actions mettre en place rapidement pour ne pas décevoir ceux qui m’ont fait confiance sur cette prise de poste ? » sont autant de questions qui peuvent être sources d’angoisse pour vous. Pour mieux gérer votre stress avant et au début de votre nouvelle fonction, voici quelques idées à adapter à votre situation :

  • prioriser : commencez par faire connaissance avec vos collaborateurs et vous concentrer sur des priorités déjà identifiées. La compréhension des rouages et les actions associées découleront naturellement par la suite ;
  • adopter une méthode de relaxation : méditation ou cohérence cardiaque peuvent être de précieux alliés pour gérer votre stress naturellement ;
  • garder une bonne hygiène de vie. Pour vous rassurer, vous pouvez avoir envie de vous jeter corps et âme dans le travail. En faisant cela, vous risquez d’accumuler de la fatigue qui pourra s’avérer néfaste sur le long terme. N’oubliez donc pas de maintenir une bonne hygiène de vie avec une activité physique régulière et de bonnes nuits de sommeil.

Pour aller plus loin, découvrez comment mieux gérer son stress au travail pour enfin retrouver calme et sérénité durablement.

La plus value du coach

Sur cette phase de préparation de prise de poste de manager, un coach pourrait vous aider en vous proposant :
  • des exercices de projection pour vous aider à anticiper les situations génératrices de stress ;
  • la construction d’un plan d’actions et la définition d’objectifs adaptés pour une prise de poste sereine et sans accroc.

#2 Ne pas prévoir une phase d’observation

Le second faux pas qui peut entamer la légitimité de votre prise de poste, c’est de vous lancer directement dans la mise en place d’actions pour changer les choses dans votre nouvelle équipe. C’est normal de vouloir rentrer rapidement dans le vif du sujet et dans l’action : vous ne voulez pas décevoir ceux qui vous ont fait confiance sur ce poste de management. Seulement, en faisant cela, vous risquez de :
  • braquer votre équipe ;
  • devoir revenir en arrière après certaines actions précipitées et perdre en crédibilité auprès de vos collègues.

C’est pourquoi beaucoup d’articles suggèrent l’application de la méthode des 100 jours. Pendant les 3 premiers mois sur votre poste, tâchez de trouver un équilibre entre observation et action. L’objectif de vos phases d’observation doit être de vous imprégner au maximum de l’écosystème qui gravite autour de l’équipe. Pour cela, rendez-vous en réunion avec vos collaborateurs pour observer, n’hésitez pas à visiter les sites externes, rencontrez les fournisseurs, les clients, etc. Ainsi, vous vous familiariserez avec tous les acteurs qui interagissent avec vos collaborateurs. De cette façon, vous pourrez tirer des conclusions sur les points de blocage éventuels et lancer des actions en connaissance de cause.

La plus-value du coach

Sur cet aspect-là, le coach peut être un allié précieux qui saura vous épauler dans vos 100 premiers jours en tant que manager pour :
  • vous aider à définir vos priorités et vos objectifs ;
  • identifier les quick wins : des petites actions facilement implémentables et à forte valeur ajoutée pour votre équipe.
Pour votre premier quick win, pourquoi ne pas essayer d’améliorer les réunions ? Découvrez comment rendre les réunions plus agréables et productives.
Prévoir une phase d'observation

#3 Ne pas se présenter à ses collaborateurs et ne pas apprendre à les connaître

N’oubliez pas que vous être dorénavant manager de personnes ! Alors, avant de vous plonger dans les sujets techniques, il est essentiel d’apprendre à connaître votre équipe collectivement et individuellement. Eux aussi doivent vous découvrir pour commencer à construire une relation de confiance avec vous.

Pour ce faire, commencez par envoyer un e-mail de prise de poste de manager avant votre arrivée. Ensuite, présentez-vous à vos collaborateurs en personne. Racontez votre parcours en quelques mots et ce que vous pensez pouvoir apporter à l’équipe. Enfin, n’attendez pas trop pour prévoir des entretiens individuels avec chaque membre. Ceux-ci vous permettront de connaître les centres d’intérêt, les aspirations et les ambitions de chacun.

La plus-value du coach

Sur cette étape, le coach peut vous proposer plusieurs types d’exercices pour vous familiariser avec votre nouveau rôle :
  • comprendre le mode de fonctionnement de chacun de ses collaborateurs (routine, confort, défi ou performance) et en déduire une éventuelle répartition des missions. Pour cela, il pourra s’appuyer notamment sur la méthode DISC. Découvrez-la en détail dans notre article dédié ;
  • préparer les questions de vos entretiens individuels pour cerner chacun de vos collaborateurs plus précisément.

Un coach pourra aussi vous faire travailler votre façon d’échanger avec vos collaborateurs. Découvrez notamment la communication non violente, une méthode précieuse pour désamorcer les tensions et les conflits.

#4 Vouloir adopter un style de management non adapté à sa personnalité

Une autre erreur qui peut nuire notamment à votre propre bien-être au travail, c’est d’être tenté d’adopter un style de management qui ne vous convient pas. Peut-être avez-vous en tête l’image du manager confiant, extraverti et au caractère bien trempé ? Pourtant, essayer de coller à cette image alors que vous êtes introverti et plutôt réservé va, d’une part, vous paraître très difficile et, d’autre part, vous faire perdre en authenticité.
Restez vous-même tout en essayant de tirer profit de vos points forts. Si vous êtes introverti, pas de problème : appuyez-vous sur votre capacité d’écoute pour être un manager présent et attentif aux besoins de ses collaborateurs.

La plus-value du coach

Le coach peut vous accompagner dans l’adoption d’un style de management adapté à votre personnalité. En vous proposant des exercices pour mieux vous connaître, il va vous aider à identifier les points forts sur lesquels vous appuyer mais aussi les points faibles à renforcer. Pour ces derniers, vous pourrez alors construire un plan de formations ou des mises en situations adéquats.

Adopter un style adapté à sa personnalité

#5 Ne pas adopter une posture de manager

Enfin, une erreur commune est de ne pas pleinement incarner son rôle de manager. En vous concentrant sur l’aspect technique, en voulant aider vos collaborateurs à réaliser leurs tâches plutôt que de leur servir de guide et de boussole, vous risquez de vous retrouver dans une posture de collègue, plus que de manager.

Rappelez-vous qu’un manager est avant tout un coach pour ses collaborateurs qui cherche à développer l’intelligence et la réussite collective de son équipe. Vous devez être là pour motiver et inspirer, prendre des décisions et accompagner vos collaborateurs à exprimer leur plein potentiel !

La plus-value du coach

Sur cette question-là, le coach peut vous aider sur plusieurs aspects :
  • vous mettre en situation avec des jeux de rôle pour vous entraîner à prendre la posture du chef d’équipe ;
  • vous aider à décider la direction à donner à votre nouveau rôle de manager en fonction de votre personnalité, vos objectifs personnels et des attentes de votre hiérarchie.

Vous connaissez  maintenant 5 faux pas à éviter lors de votre prise de poste de manager. Vous avez même appris la plus-value d’un coach sur chacun de ces aspects. Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez notre parcours manager et réservez un appel découverte dès aujourd’hui pour échanger avec un de nos experts en coaching.

Astuces & réflexions de nos coachs

Nos conseils pour bien concilier méthode DISC et management

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Vous êtes manager et les relations dans votre équipe sont tendues ? Connaissez-vous la méthode DISC ? Découvrez comment celle-ci peut vous aider à améliorer la communication et même augmenter la productivité de votre équipe et le bien-être de chacun de ses membres !

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Comment mettre en pratique simplement la méthode ikigaï ?

Comment mettre en pratique simplement la méthode ikigaï ?

Trouver sa voie professionnelle, savoir quoi faire jusqu’à la retraite, être heureux au travail : toutes ces injonctions répétées en boucle vous donnent peut-être le tournis. Avez-vous l’impression d’avoir un problème parce que vous n’avez pas les réponses à toutes ces questions ? Rassurez-vous : c’est complètement normal. Trouver sa mission de vie ou sa raison d’être et la concrétiser par son travail est un processus progressif, qui prend du temps. Alors aujourd’hui, nous voulons vous parler de la célèbre méthode ikigaï mais sous un angle bienveillant et sans culpabilité. Découvrez des actions simples à mettre en place dès aujourd’hui qui vous aideront à cultiver votre état d’esprit d’explorateur de votre personnalité et à donner la première impulsion à votre recherche, ou plutôt votre construction d’ikigaï.

Définition et origine de l’ikigaï

Commençons par un petit rappel sur le concept de l’ikigaï. Originaire du Japon et plus particulièrement de l’archipel d’Okinawa, cet art de vivre pourrait être traduit littéralement par  ce pour quoi la vie mérite d’être vécue ».

Okinawa est célèbre pour la longévité de ses habitants et l’importante proportion de centenaires dans sa population. Ce qui caractérise la vie sur cet archipel, outre le régime alimentaire équilibré à base de poissons, c’est l’absence de notion de retraite. Les habitants de l’île mettent un point d’honneur à exercer toute leur vie une activité en accord avec leur ikigaï, qu’ils passent leur jeunes années à explorer.

Ainsi, leur activité doit se trouver à la croisée des 4 composantes de l’ikigaï :
  • ce qu’ils aiment ;
  • ce en quoi ils sont doués ;
  • ce dont le monde a besoin ;
  • ce pour quoi ils peuvent être payés.
Qu'est-ce que l'ikigai ?

Si, dans les pays occidentaux, une grande partie des actifs ne s’épanouit pas au travail, c’est que l’activité professionnelle est en priorité choisie pour son caractère rémunérateur. Les 3 autres composantes de l’ikigaï sont mises au second plan, voire même complètement laissées de côté.

Répondre aux 4 questions de l’ikigaï séparément est souvent facile, mais essayer de trouver ce qui concilie les 4 composantes est une autre paire de manches.

Alors dans, cet article, nous voulons vous donner quelques pistes pour commencer à explorer à votre tour votre propre ikigaï. Sans plus attendre, passons à la pratique ! Commencez par vous demander combien de composantes de l’ikigaï votre activité actuelle remplit.

N.B. Les explorations décrites ci-dessous sont inspirées en grande partie du livre Trouver son Ikigaï de Christie Vanbremeersch.

#1 Se reconnecter à la simplicité

Pour ne pas rester uniquement dans l’introspection

S’il y a une chose que vous devriez retenir de cet article, c’est bien celle-ci. Dans toutes vos explorations, restez au maximum dans la simplicité. Essayez de ne pas tout surinterpréter, de ne pas vous poser des milliards de questions et de ne pas vous attendre à avoir immédiatement LA réponse parfaite à cette question de l’ikigaï. Le chercher, c’est aussi accepter de se mettre en mouvement et de se lancer, en prenant le risque de se tromper. C’est de cette façon que vous trouverez et étofferez votre réponse et votre connaissance de vous-même. Vous apprécierez d’autant plus ce cheminement qui finira pas vous mener à votre ikigaï !
Lorsque vous butez dans votre recherche, sans savoir comment la poursuivre, demandez-vous toujours : « et si c’était simple, qu’est-ce que je ferais ? » Ensuite, lancez-vous dans cette action simple, même si c’est un tout petit pas. Que ce soit passer un coup de fil à un proche qui a l’air épanoui dans sa vie professionnelle pour lui poser quelques questions sur son quotidien ou rechercher des formations sur l’entrepreneuriat, l’important est de garder son mouvement et de ne pas arrêter d’avancer.

#2 Explorer ce qui attise sa curiosité

Pour découvrir ce que vous aimez

Pour commencer à explorer vos centres d’intérêt plus en profondeur, demandez-vous ce qui vous rend curieux en ce moment. Quels sujets alimentent vos conversations, vos diverses recherches sur le web ou vos lectures ? Vos réponses peuvent aller de la cuisine végétarienne à la façon de se tenir à son budget en passant par des techniques pour dormir confortablement en tente ! Notez au moins 5 domaines et sélectionnez-en un en particulier. Pour celui-ci, associez-lui une action concrète : vous renseigner sur le sujet, interroger quelqu’un qui s’y connait. L’idée est de commencer l’exploration de votre ikigaï par une initiative agréable et de vous reconnecter à votre esprit curieux.

#3 Se replonger dans son enfance

Pour découvrir ce que vous aimez

Qu’aimiez-vous faire dans votre enfance ? Qu’est-ce qui vous faisait perdre la notion du temps ? Essayez ensuite d’en tirer des conclusions. Par exemple, si c’était jouer aux jeux vidéo, interrogez-vous sur ce qui vous plaisait particulièrement derrière cette activité : était-ce le coté stratégique, le fait d’inventer des histoires ?

À partir de vos réponses, demandez-vous comment vous pourriez retrouver cet enthousiasme dans votre vie d’adulte et en particulier dans votre vie professionnelle. Vous n’aurez peut-être pas la réponse immédiatement, mais vous commencerez à y réfléchir et c’est l’essentiel.

Pour une petite introspection quotidienne qui vous aidera à avancer vers votre ikigaï, découvrez nos conseils pour commencer le journaling et en faire une habitude.

Replonger dans son enfance pour mettre en pratique la méthode ikigai

#4 Analyser sa jalousie

Pour découvrir ce que vous aimez ou la cause que vous aimeriez défendre

Un autre élément qui peut en dire long sur votre ikigaï et ce que vous aimeriez accomplir dans votre vie, c’est votre jalousie.

Certaines personnes et surtout certains aspects de leur vie vous font-ils les envier intérieurement ? Avez-vous l’impression que votre vie est moins bien que la leur à cause de cet aspect-là ? Vers qui se tourne votre jalousie : votre cousine qui a osé créer son entreprise et qui parvient à vivre de son activité, votre collègue qui est en contact direct avec les clients, votre ami qui est devenu nomade digital ? Essayez de retrouver votre besoin personnel non rempli derrière votre jalousie.

#5 Écouter  sa colère

Pour découvrir la cause qui vous tient à cœur et ce dont le monde a besoin

Qu’est-ce qui vous fait fulminer ? Prenez une feuille de papier, un stylo et lancez-vous dans la liste de vos doléances. Du manque de nature dans votre ville au bruit de pas de vos voisins du dessus le soir en passant par votre collègue qui récolte les lauriers de vos idées parce qu’il parvient à se mettre en avant, notez tout ! Pour chaque ligne, demandez-vous comment vous pourriez changer les choses. Peut-être une idée de métier ou de cause à défendre dans votre activité professionnelle se cache-t-elle derrière ? Si ce n’est pas le cas, vous aurez au moins trouver une façon d’améliorer votre quotidien.
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#6 Identifier sa zone de brillance

Pour mettre le doigt sur vos talents

Maintenant que vous avez une meilleure idée de ce que vous aimez et ce qui vous indigne, c’est le moment de vous concentrer sur vos talents et votre zone de brillance. Pour cela, demandez-vous quelles sont vos qualités. Pour compléter votre liste, vous pouvez même mener une petite enquête auprès de plusieurs personnes qui vous connaissent bien, que ce soit votre famille, des amis ou des collègues. 

Passez ensuite à l’analyse : parmi votre liste de qualités, sélectionnez-en 3, auxquelles vous ne renonceriez pour rien au monde. Comment pourriez-vous exploiter ces qualités dans votre vie professionnelle ? C’est probablement en vous appuyant sur cette zone de brillance que vous exploiteriez votre plein potentiel d’épanouissement. C’est donc une bonne base pour construire votre ikigaï.

Pour aller un peu plus loin sur cette question et les précédentes, découvrez 6 exercices pour apprendre à vous connaître.

#7 Décrypter son mode de fonctionnement

Pour construire votre ikigaï en accord avec vos besoins

Demandez-vous ce qui est indispensable à votre environnement pour vous sentir épanoui et en confiance. Avez-vous un besoin impératif de sécurité financière ? L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle est-il essentiel pour vous, car vous souhaitez consacrer du temps à votre famille ? Aimeriez-vous voyager plus souvent ? Toutes ces questions vont vous aider à identifier comment traduire concrètement votre ikigaï.
Par exemple, si vous vous dites : « j’ai envie d’aider les autres à trouver le lieu de vie qui leur correspond », vous allez sûrement vous diriger vers une carrière dans l’immobilier. Mais de quelle façon aimeriez-vous exercer cette activité ? Vous voyez-vous être indépendant ou plutôt travailler en agence avec des collègues ? Souhaitez-vous le faire à temps plein ou à temps partiel ? C’est sur ce type de questionnement que votre environnement idéal peut jouer un rôle.

#8 Bien s’entourer

Pour persévérer dans sa recherche sans se décourager

Une recherche d’ikigaï suivie d’une concrétisation du projet associé va vous prendre du temps et de l’énergie. Vous avez besoin d’un entourage qui vous soutient et suit vos avancées pour ne pas abandonner et persévérer ! Alors demandez-vous dès maintenant : à qui pensez-vous pour accompagner votre cheminement vers votre ikigaï ? Qui dans votre entourage pourrait être un confident précieux dans les moments de doutes ?
Bien s'entourer pour mettre en pratique la méthode Ikigai

#9 Se poser la question de l’argent

Pour découvrir ce pour quoi vous pourriez être payé

C’est volontairement que nous avons choisi de traiter à la fin de cet aticle la question financière. En effet, de nombreuses personnes sélectionnent un métier en priorité pour sa rétribution monétaire importante ou son prestige social, en choisissant d’ignorer leur personnalité. Nous voulons donc vous éviter ces écueils qui pourraient biaiser la quête de votre ikigaï.

Ainsi, quand vous aurez déjà longuement exploré les questions précédentes et vous sentirez prêt à aborder la problématique de la rémunération, posez-vous la question suivante : comment pourriez-vous gagner de l’argent avec les éléments précédemment identifiés ? Si vous aimez le contact avec les animaux, pourriez-vous essayer de proposer vos services de garde d’animaux de compagnie à vos voisins par exemple ?

L’idée n’est pas de trouver votre futur métier mais de prendre conscience que ce que vous adorez peut déjà représenter une source de revenu et commencer à tirer le fil de tout cela pour créer des opportunités.

#10 Croire en soi

Pour persévérer dans sa recherche sans se décourager

Enfin, gardez toujours confiance en vous et en votre capacité à construire votre ikigaï. Pour cela, restez connecté à vous-même, suivez votre intuition et osez sortir de votre zone de confort. C’est de cette façon que vous continuerez à vous rapprocher de l’épanouissement professionnel jour après jour. N’oubliez pas de célébrer vos petites victoires régulièrement. Pour commencer, pourquoi ne pas en lister 5 dès aujourd’hui ?

Pour aller plus loin sur cette question, découvrez pourquoi et comment sortir de votre zone de confort professionnelle.

Concilier les 4 composantes de l’ikigaï

À la lumière des éléments précédents, vous devez commencer à bien cerner les 4 composantes de votre ikigaï. Mais vous vous sentez peut-être frustré car vous ne voyez pas comment les concilier. Difficile de proposer des méthodes génériques à ce stade de la méthode ikigaï… C’est sur cette étape que vous faire accompagner, notamment par un coach, pourrait grandement vous aider à avancer. En vous questionnant pour préciser chacune de vos composantes, en vous proposant des pistes concrètes de voies professionnelles à explorer plus en profondeur, il peut vous débloquer et accélérer grandement votre recherche ! Si l’aventure vous tente, découvrez notre bilan POP. Inspiré de la méthode ikigaï, il allie le meilleur du bilan de compétences et du coaching individuel !

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Vous connaissez maintenant notre vision de la méthode ikigaï et disposez de plusieurs pistes pour commencer vos investigations personnelles. Pour vous rapprocher encore un peu plus d’une vie professionnelle épanouie, continuez la lecture en découvrant notre guide complet pour trouver une nouvelle voie professionnelle.

Astuces & réflexions de nos coachs