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Que veulent les jeunes au travail ? Voilà une question que se posent de nombreux managers, et vous en faites peut-être partie. Face à des collaborateurs juniors qui n’hésitent pas à démissionner avant d’avoir passé un an dans une entreprise, les interprétations sont souvent rapides. Fainéants, dispersés et indécis sont des étiquettes très fréquentes pour la génération Z au travail. Pourtant, derrière cette image peu reluisante, les attentes des nouvelles générations au travail sont souvent bien plus nobles : en quête de sens, d’esprit d’équipe, d’impact. Alors comment manager la génération Z ? Quelles sont ses aspirations, ses valeurs et ses caractéristiques ? Dans cet article, vous trouverez un dossier complet pour relever haut la main le défi du management de la nouvelle génération !

Millenials, génération Z, génération Y : petit décryptage

Définition des différentes générations

Présentons tout d’abord les différentes générations qui se trouvent en ce moment sur le marché du travail.

  • La génération Z ou « internet native » désigne les personnes nées entre 1996 et 2010. Encore très jeunes, ils commencent peu à peu à arriver dans les open space et les bureaux. C’est donc à cette nouvelle main-d’œuvre que les managers doivent apprendre à s’adapter. Nous parlerons d’eux en particulier dans la suite de l’article.
  • La génération Y (prononcé « why » en anglais), appelée aussi Millennials, regroupe les personnes nées entre 1981 et 1996.
  • La génération X inclut les individus nés entre 1961 et 1981.
  • Enfin, la génération des baby boomers est venue au monde après la Seconde Guerre Mondiale entre 1945 et 1961.

Un outil de segmentation intéressant

Mais alors, pourquoi cette étrange segmentation ? À première vue, elle peut vous sembler inutile, voire néfaste. En effet, ne participe-t-elle pas au clivage entre les différentes générations ? Vous avez peut-être entendu parler du phénomène « Ok boomer » qui est apparu sur les réseaux sociaux. Quand des commentaires reflétant des valeurs un peu « dépassées » sont exprimés ouvertement, souvent sur Internet, les jeunes générations utilisent cette expression pour couper le débat. Cette formulation a même été employée au Parlement néo-zélandais par une jeune députée, en réponse à quelqu’un qui lui coupait la parole !
Toutefois, loin de nous l’idée d’encourager ce fossé générationnel. Nous voyons plutôt dans ce découpage une façon très intéressante pour vous, managers, de faciliter l’intégration de la génération Z dans vos équipes. Eh oui, le monde change. L’enfance de quelqu’un né en 1965 n’a ainsi rien à voir avec celle de quelqu’un né en 2000 et cela se reflète à l’âge adulte !

Génération X vs génération Z

Une personne de la génération X a connu dans son enfance la fin des 30 Glorieuses, suivi du premier choc pétrolier, le tout sous tension de la guerre froide. Ces événements géopolitiques ont ainsi participé à façonner une génération très attachée à la sécurité du travail et éprouvant un fort sentiment de loyauté envers son employeur. C’est pourquoi de nombreuses personnes de la génération X ont des carrières très linéaires, parfois travaillant pour la même entreprise toute leur carrière.

À l’inverse, une personne de la génération Z née en 2000 a connu très jeune la menace terroriste et la crise climatique. En parallèle, elle aura toujours eu accès à un smartphone connecté à Internet en permanence. Nous allons voir dans la suite comment cela a façonné la personnalité et les valeurs de la génération Z.

Le point fort de la génération Z

Caractéristiques et valeurs de la génération Z

Dans cette section, nous voulons vous inviter à entrer dans la tête d’un jeune de la génération Z. Loin de la mauvaise image de personnes dispersées, fainéantes et indécises qui leur colle à la peau, vous verrez que les jeunes générations ont de nombreuses qualités ! Prenons l’exemple de Léo, né en 1996 et âgé de 25 ans en 2021.

Une génération très connectée

Léo a grandi dans un environnement très connecté et sait très bien se servir des outils digitaux. Ainsi, smartphone toujours à portée, il ne regarde jamais la télévision et privilégie les plateformes de streaming comme Netflix et Youtube. Les réseaux sociaux lui donnent l’impression que tout le monde est accessible. En effet, à l’opposé des stars de cinéma, ses idoles sont des influenceurs, à qui il peut directement et facilement envoyer un message.

À la recherche d’une mission avant tout

L’enfance et l’adolescence de Léo ont été marquées par les problématiques de changement climatique et d’essoufflement progressif du modèle capitaliste. Ainsi, il est indispensable pour Léo de participer à construire le monde durable de demain à travers son activité professionnelle. N’oublions pas que ce sont les jeunes de la génération Z qui sont à l’origine du manifeste étudiant « Pour un réveil écologique ».

Qui cherche à préserver son temps libre

Sa vie personnelle est aussi sacrée que sa vie professionnelle ! Léo a souvent vu ses parents travailler beaucoup pour gravir les échelons de leur propre travail, au détriment de temps passé avec lui. Il souhaite donc préserver son propre équilibre à tout prix et avoir du temps pour s’adonner à ses passions.

Qui apporte une grande importance au collectif

L’esprit d’équipe est crucial pour Léo. Loin de l’image d’une génération très individualiste planquée derrière son écran, c’est plutôt l’inverse qui se vérifie. Son rêve, c’est que ses collègues de travail devienne ses amis, avec qui il aime passer du temps hors du bureau.

Qui aspire à être libre et autonome

Hors de question d’adhérer à l’idée du présentéisme pour Léo ! Si sa hiérarchie lui accorde confiance et liberté sur son organisation, il le rendra bien en retour. Il aimerait idéalement disposer de son temps comme il le souhaite. Pouvoir aller à la salle de sport à midi, quitter le bureau à 17 h pour se rendre à son cours de théâtre et finir ses tâches de la journée chez lui de 19 h à 21 h doit être une possibilité !

Le management de la nouvelle génération en pratique

À la lumière des éléments précédents, vous devez commencer à voir le visage du manager idéal pour un jeune de 25 ans se dessiner. Voici ses principales caractéristiques.

Devenir manager coach

Oubliez le contrôle, la surveillance et le rappel de la logique pyramidale. Un manager de génération Z qui plaît adopte plutôt un rôle de coach qui accompagne dans l’apprentissage et la progression. Pour les échanges, privilégiez des formats courts, informels et fréquents plutôt qu’un unique entretien dans l’année pour faire la revue des objectifs. Essayez au maximum de gommer la hiérarchie et d’adopter un management horizontal. Avec les réseaux sociaux, tout le monde devient accessible et le manager ne doit pas faire exception.

Mettre en place du feedback dans les 2 sens

La relation entre vous et votre collaborateur doit être fondée sur l’échange et la transparence. Donnez du feedback honnête et constructif et demandez-en en retour sur votre travail.

Donner du sens au travail de ses collaborateurs

Comme dit précédemment, le pourquoi au travail d’un jeune de la génération Z est essentiel. En tant que manager, il faut lui expliquer à quoi servent concrètement ses actions pour l’entreprise et aussi en quoi la mission de celle-ci répond à un enjeu majeur de société. Honnêteté et transparence sont de mise ! Essayez de répondre aux questions et de parler des évolutions du poste régulièrement pour lui permettre de toujours garder la vision globale en vue.

Laisser de l’autonomie dans l’organisation

Offrir la liberté de ses horaires et la possibilité de faire du télétravail est essentiel pour un jeune de la génération Z. Il attend qu’on lui fasse confiance et si c’est le cas, il ne prendra pas le risque de vous décevoir et mettra tout en œuvre pour atteindre ses objectifs. Pour lui, la frontière entre vies personnelle et professionnelle est plus mince. Mais la liberté de s’organiser comme il le souhaite et de ne pas se sentir « emprisonné » par son travail est essentielle.

Valoriser les compétences pour fidéliser ses collaborateurs

Les internet native n’ont pas peur du job out, c’est-à-dire de quitter un emploi moins de 6 mois après avoir été embauché parce que celui-ci ne répond pas à leurs attentes. Pour eux, pas question de rester confortablement installé dans un travail ennuyeux et de se contenter des avantages du comité d’entreprise, des augmentations annuelles et de la stabilité pour trouver son compte au travail.

Pour les fidéliser, outre leur apporter le sens qu’ils recherchent, il faudra reconnaître et mettre en avant leurs compétences. Évitez à tout prix de les traiter comme des « petits jeunes qui n’y connaissent rien ». Sur des sujets tels que l’utilisation des outils digitaux, le développement logiciel et la cybersécurité, ils ont souvent des connaissances très précieuses.

Renforcer l’esprit d’équipe

Enfin, pas de compétition entre collègues : tout le monde est dans le même bateau ! Pour accueillir un junior dans une nouvelle équipe, il ne suffit pas de lui donner son ordinateur et de lui montrer son bureau. Préparez un vrai onboarding et un encadrement adapté pour l’intégrer à l’équipe. Vous pouvez peut-être mettre en place un système de mentorat avec un collègue plus expérimenté qui le suit pendant ses premiers mois. Tout au long de la vie de l’équipe, ne négligez pas l’ambiance et le team building. Essayez d’offrir autant que possible aux jeunes de votre équipe l’esprit collaboratif qu’ils recherchent.
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Pensez-vous être aussi motivé que Barack Obama ou Lady Gaga pour aller travailler ?

Vous disposez maintenant de tous nos conseils pour relever le défi du management de la nouvelle génération ! Sur quel point allez-vous essayer de changer les choses dans votre équipe ? Racontez-nous en commentaire !

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