Pendant vos journées de travail peu palpitantes, vos pensées dérivent inlassablement vers la même thématique : votre passion ! Que vous soyez féru de guitare, de littérature anglaise ou de randonnée en montagne, votre hobby nourrit votre temps libre et vous ne pouvez vous empêcher de vous demander : faut-il vivre de sa passion ? Et si la réponse à cette question était « oui » ? Vous vous dites probablement que ce n’est pas possible, que c’est une douce utopie. Pourtant, en découvrant le parcours d’Antoine Martel qui a choisi de faire de sa passion son métier, vous changerez peut-être d’avis. De pharmacien à photographe professionnel, il ne lui a fallu qu’un petit déclic pour se lancer. Vous n’êtes peut-être également pas loin de vivre de votre passion. Découvrez son parcours et inspirez-vous pour provoquer votre propre passage à l’action !

Vivre de sa passion : de pharmacien à photographe

La photographie en filigrane

Antoine a en apparence un parcours très classique : il a grandi en région parisienne, où il a fait ses études de pharmacie avant de commencer sa carrière. Pourtant, depuis son adolescence, il a toujours été passionné par la photographie. C’est au lycée qu’il découvre ce passe-temps créatif qui lui permet d’illustrer son quotidien et de s’évader.

Pendant ses études, il continue à exercer son hobby en se retrouvant en charge du club de photographie de sa faculté avec d’autres étudiants. La question de se réorienter l’effleure à ce moment-là. Mais, comme beaucoup, il opte pour la voie de la sécurité, poussé par ses parents à obtenir son diplôme dans un premier temps.

Il relègue ainsi la photographie au second plan, même si sa passion reste toujours présente dans sa vie. Devenu adulte, il continue à s’exercer et pratiquer son hobby sur son temps libre.

Une carrière de pharmacien intéressante

Il exerce ainsi en tant que pharmacien pendant un peu plus de 10 ans, d’abord en région parisienne puis du côté de Dijon dans les 2 dernières années. Antoine décrit sa mission comme « un travail super intéressant » et « au contact des patients » qui lui plaît. Il exerce 7 ans en pharmacie d’officine avant de sentir qu’il lui manque un projet personnel ou professionnel pour se sentir plus engagé. Il ressent à ce moment-là le « besoin de changer d’univers professionnel ».

Il entame alors une mobilité vers un domaine pharmaceutique différent du sien pour rejoindre le milieu hospitalier. Cette nouvelle mission lui donne un renouveau bienvenu « hyper euphorisant » et « grisant » selon ses mots. La fermeture de la clinique au bout de 2 ans et son déménagement à Dijon le forcent à changer d’emploi. Il trouve alors un CDD semblable à sa précédente mission dans le milieu hospitalier et effectue quelques remplacements en clinique.

Un déclic fortuit

En parallèle de sa vie de pharmacien, sur les recommandations de ses proches, il se retrouve missionné pour effectuer des travaux de photographie pour des professionnels dans la région de Dijon. Ses premières prestations ainsi que les conseils d’une de ses amies le mettent en confiance et lui font prendre conscience qu’il est temps de sauter le pas et de se lancer dans ce nouveau projet qui répond à son envie d’évoluer et d’avancer. Dans sa mission de photographe, Antoine se rend compte qu’il se sent épanoui et pleinement lui-même.

Ainsi, depuis 2017, Antoine Martel a choisi de faire de sa passion son métier. Il exerce en tant que photographe indépendant à Dijon pour les professionnels. Il propose des portraits, reportages, photographies culinaires et de produits pour les besoins de communication des entreprises, indépendants ou institutions. 

Provoquer le déclic pour faire de sa passion son métier, un challenge

Antoine le dit lui-même, il a eu besoin d’un déclic pour se lancer. Pour lui, c’est le soutien de son amie et la situation moins stable qu’il connaissait dans sa carrière de pharmacien qui l’ont poussé à se lancer. Mais sans ces circonstances favorables, aurait-il osé sauter le pas ?

Nous reléguons souvent nos passions au second, voire troisième plan de nos vies après la carrière, la famille, les tâches ménagères… Finalement, la plupart d’entre nous finissent même par les oublier. Pour ceux qui arrivent encore à se dégager un peu de temps pour nourrir leurs passions, provoquer le passage à l’action pour essayer d’en vivre n’est pas évident. Il faut le plus souvent un événement qui modifie radicalement le quotidien pour prendre le recul nécessaire. Mais vous avez pourtant en vous toutes les ressources pour provoquer vous-même ce déclic !

C’est ce dont se rend compte Antoine en 2020 lorsqu’il rencontre Sensy. Il prend alors conscience qu’un accompagnement de coaching personnalisé aurait pu lui faire trouver sa voie « beaucoup plus tôt et beaucoup plus facilement ». Antoine a saisi une opportunité qui s’est présentée, mais qui aurait pu ne pas arriver ou se faire davantage attendre. Si vous pensez à vous reconvertir, peut-être avez-vous besoin d’un coup de pouce ou d’un déclic pour sauter le pas et oser vous lancer ? Je vous aide à passer le premier pas : prendre conscience de vos peurs qui vous freinent encore aujourd’hui.

Prendre conscience de ses peurs pour se lancer

Peur de repartir de zéro

Malgré sa reconversion dans 2 domaines très différents, Antoine Martel est formel là-dessus : « quand on change d’orientation, […] on s’appuie sur ce qu’on sait, qu’on connaît ». Même si vous avez l’impression qu’en vous lançant dans votre passion, vous repartirez de zéro, c’est souvent une fausse idée. Nos expériences passées nous servent toujours. Par exemple, pour Antoine, son travail de pharmacien l’aide beaucoup dans les relations avec ses clients. Il a beaucoup appris sur le contact humain et s’en sert toujours tous les jours.

Peur de l’échec

Nous parlons de votre passion, celle que vous chérissez depuis probablement de nombreuses années, voire même depuis votre enfance. Alors forcément, vous avez peur d’échouer, de ne pas être assez bon, de ne pas y arriver. C’est normal mais ce n’est pas une fatalité, vous pouvez changer votre point de vue là-dessus !

Essayez plutôt de voir ce lancement comme un nouveau souffle, une dimension supplémentaire à votre passion. En la professionnalisant, vous apprendrez de nouvelles compétences et même si vous ne continuez pas dans cette voie, vous aurez une nouvelle vision, un renouveau et plein d’enseignements à en tirer.

Peur de l’inconnu

Dans toute reconversion, la peur de l’inconnu est souvent un frein très important. Votre situation actuelle peut sembler confortable parce qu’elle est connue. Elle ne vous fait pas trop sortir de votre zone de confort et c’est agréable. Par contre, niveau épanouissement, vous vous rendez compte avec un peu de recul que ce n’est pas la panacée…

Rassurez-vous, la peur de l’inconnu se travaille. Rencontrez des personnes qui se sont lancées dans un changement similaire au vôtre et discutez avec elles. Comment se sentent-elles ? Comment l’ont-elles vécu ? Tirez des enseignements des autres et osez grandir en explorant les environs de votre zone de confort. Peut-être pouvez-vous envisager de trouver un mentor pour vous accompagner dans cette phase de changement ?

Pour aller plus loin, découvrez comment vaincre votre peur de l’inconnu et combattre un autre blocage fréquent dans toute reconversion. 

Peur du regard des autres

Comment vont réagir mes proches ? Que vont dire mes collègues quand je vais leur parler de ce virage professionnel à 180° ? Il est normal que vous ressentiez de l’inquiétude vis-à-vis de ces questions. Est-ce que mon entourage ne va pas me dire que je fais une bêtise, que mon nouveau métier est moins prestigieux, moins rémunérateur, moins reconnu que le précédent ? C’est vrai, il y aura toujours des sceptiques. Mais projetez-vous au moment où vous aurez atteint votre objectif. Pensez-vous vraiment qu’une personne ayant suivi son rêve de faire de sa passion son métier pourra être raillée de ses proches ? Si c’est le cas, ce sera probablement de la jalousie déguisée…

Alors, pensez-vous que vous puissiez vivre de votre passion, comme Antoine ? Faire de sa passion son métier est possible, en se donnant le moyens d’atteindre ses objectifs. Que vous manque-t-il pour vous lancer ?