Comment travailler sa concentration ? Le guide complet

Comment travailler sa concentration ? Le guide complet

Il faut que je pense à envoyer un message à maman ce soir ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir offrir à Jean pour son anniversaire ? Oh, Cécile a posté sur Facebook, allons voir ce qu’elle devient. Ne serait-ce pas une représentation réaliste de votre schéma de pensée lorsque vous essayez d’accomplir une tâche difficile, désagréable ou demandant toute votre attention ? Rassurez-vous, c’est le cas de beaucoup d’entre nous, surtout à l’ère des smartphones, véritable fruit défendu du travailleur en quête de productivité et d’efficacité. Mais ce n’est pas une fatalité, loin de là ! Alors, comment travailler sa concentration ? Découvrons ensemble de nombreuses astuces et exercices qui ne demandent pas trop d’efforts et avec lesquels vous pourrez améliorer votre attention au quotidien !

Se créer un environnement adapté pour augmenter sa capacité de travail

Avant une séance de travail, soignez votre environnement physique et mental ! Vous aurez d’autant plus de facilités à mobiliser toute votre attention sur une seule tâche. Plus vous vous entraînerez à ne vous focaliser que sur une seule action à la fois, plus vous développerez votre concentration, c’est mathématique !

Travailler dans un endroit calme

Même si ce n’est pas toujours évident, en particulier en open space, s’installer dans un endroit silencieux pour travailler de manière concentrée peut grandement améliorer votre performance. Essayez au maximum de vous installer là où vous ne serez pas dérangé : chez vous en télétravail ou dans une salle de réunion réservée pour l’occasion. Si vous n’avez pas le choix d’être dans un environnement animé, investissez dans un casque réducteur de bruit. Vos collègues seront moins enclins à vous interrompre s’ils vous voient en plein travail avec le casque sur la tête.

Se préparer un petit rituel avant sa séance de travail

Avant de vous retrousser les manches, vous pouvez être tenté de procrastiner. Aucun mal à vérifier rapidement votre réseau social préféré ou regarder une courte vidéo sur Youtube, n’est-ce pas ? Pourtant, il arrive que ces quelques minutes se transforment en 30 qui finissent par se rapprocher dangereusement de l’heure perdue.

Pour éviter ce genre d’écueil, il peut être judicieux de vous imaginer un rituel court pour signifier à votre cerveau : « Allez, au travail, c’est l’heure ». Se faire couler une tasse de café, s’installer à son bureau, faire quelques étirements et c’est parti ! Vous pouvez aussi faire quelques exercices de respiration, vous répéter une phrase motivante à voix haute ou dans votre tête. Les possibilités sont quasiment infinies ! Vous verrez rapidement que moins vous procrastinerez, moins vous aurez envie de le faire et plus vous augmenterez votre capacité de concentration.

Éliminer les distractions trop tentantes

Ah le smartphone à portée de main, comme c’est tentant de l’attraper pour y jeter un coup d’œil de temps en temps, en particulier quand vous bloquez sur un problème. Pourtant, cette petite habitude à l’apparence insignifiante peut grandement menacer votre concentration. Mettez votre téléphone en silencieux, voire en mode « ne pas déranger » pour que l’écran ne s’allume pas au moindre e-mail. Ne laissez les notifications que pour les appels.

Si ce n’est pas suffisant, le plus efficace reste de placer votre smartphone à une distance de vous supérieure à la longueur de votre bras. Si vous devez vous lever pour l’attraper, vous le ferez beaucoup moins souvent ! Enfin, si vous travaillez sur un ordinateur, enlevez les fenêtres de pop-ups d’emails et essayez de limiter le nombre d’onglets ouverts sur votre navigateur au strict minimum.

Travailler sa concentration en apprenant à se connaître

Comment travailler sa concentration en apprenant à mieux se connaître ?

Pour améliorer son attention et sa concentration de manière efficace, tirez parti de vos atouts et connaissez-vos faiblesses. Il n’existe pas une unique formule magique pour tout le monde, c’est pour cela qu’il est essentiel de connaître son rythme de travail et d’en faire votre meilleur allié !

Connaître ses heures les plus productives

Êtes-vous plutôt du matin ou du soir ? Avez-vous une heure dans la journée durant laquelle vous êtes en général très productif ? Privilégiez ces moments pour vos tâches exigeantes. C’est une excellente façon de travailler sa concentration sans se décourager !

Si vous ne connaissez pas votre rythme personnel, la plupart d’entre nous sommes efficaces et alertes en début de matinée, quand nous sommes bien réveillés. Nous avons ensuite un creux à l’approche de la pause déjeuner et en début d’après-midi, avec normalement un nouveau pic d’énergie en fin de journée. Mais ne prenez pas ce rythme standard pour acquis et apprenez à vous écouter. Vous découvrirez peut-être que vous êtes particulièrement productif le soir juste avant d’aller au lit ou très tôt le matin quand tout votre foyer dort encore !

Travailler par sprint avec des objectifs précis

Pour ne pas vous épuiser et éviter les rêveries éveillées, essayez de travailler par cycles courts : 50 minutes de concentration puis 10 minutes de pause ou 25 minutes de productivité puis 5 minutes de déconnexion en fonction de ce qui vous convient le mieux. C’est inspiré de la méthode Pomodoro.  Essayez pour chaque sprint de vous fixer un micro-objectif précis. En faisant le bilan de vos objectifs atteints en fin de journée, vous pourrez en plus déterminer vos moments de concentration optimale.

Pour vos pauses, évitez les activités qui vous demandent de l’attention, comme la lecture. Prohibez également les distractions difficiles à arrêter, comme les réseaux sociaux ou la télévision. Préférez une petite marche sur votre lieu de travail, une pause café ou un 5 minutes au soleil pour faire le plein de vitamine D. 

Améliorer son hygiène de vie

Cela peut paraître évident, mais c’est pourtant si important. Pour travailler sa concentration au quotidien, il est essentiel de prendre soin de son hygiène de vie. Dormez au moins 7 heures par nuit pour ne pas somnoler quand vous avez besoin de mobiliser toute votre attention. Ayez une alimentation variée et équilibrée, avec des aliments riches en Oméga 3 excellents pour le cerveau. Enfin, bloquez-vous des créneaux pour pratiquer une activité physique régulière et faire le plein d’énergie !

Quelques exercices pour améliorer sa concentration

Souhaitez-vous aller encore plus loin dans le travail de votre concentration ? Découvrez quelques exercices faciles et rapides à appliquer pour un boost supplémentaire de productivité !

Augmenter son temps d’attention progressivement

Malgré l’application de tous nos précédents conseils, vous trouvez que vous n’arrivez toujours pas à vous concentrer pendant des durées suffisantes à votre goût. Pas de panique, il est possible d’entraîner sa concentration pour l’augmenter petit à petit ! Lorsque vous travaillez de manière concentrée, chronométrez le temps pendant lequel vous arrivez à maintenir toute votre attention sur la tâche en cours. C’est votre temps initial de concentration !

Ensuite, essayez d’augmenter progressivement ce temps, par exemple de 5 minutes en 5 minutes toutes les 2 semaines. En quelques mois, vous devriez arriver à lire le dernier rapport de votre collègue d’une traite !

Des techniques de méditation et de sophrologie au service de votre attention

Vous avez sûrement déjà entendu parler des bienfaits de la méditation et de la sophrologie. Mais saviez-vous que l’amélioration de la concentration fait partie des bénéfices de ces pratiques de bien-être ?

Voici 2 exercices à appliquer régulièrement, par exemple avant de vous mettre au travail. Ces petites habitudes devraient avoir un effet bénéfique sur votre productivité sur le long terme :

Vous savez maintenant comment travailler votre concentration de manière efficace et même amusante ! Dynamiser votre carrière, progresser dans votre vie professionnelle, vous verrez que vous ne regretterez pas d’avoir investi de l’énergie à développer votre attention !

Pour donner un coup de boost supplémentaire à votre vie professionnelle, continuez la lecture et :

Comment combattre la procrastination et avec quels outils ?

Comment combattre la procrastination et avec quels outils ?

Nous connaissons tous ces moments : ceux où nous commençons à ranger le garage au lieu d’avancer sur notre papier de recherche. Ou quand nous organisons la bibliothèque de livres par ordre alphabétique, par crainte d’appeler notre supérieur pour discuter de notre augmentation. Nous sommes tous des « procrastinateurs », chacun à notre échelle. Peut-être procrastinez-vous en cet instant en lisant cet article ? La tentation de remettre au lendemain est loin d’être un phénomène réservé aux étudiants qui révisent leurs partiels 2 jours avant le début des examens. Vous cherchez un remède contre la procrastination ? Vous en avez marre d’attendre le dernier moment pour vous mettre au travail ? Bonne nouvelle, grâce à cet article, vous comprendrez enfin les causes de ce fléau et découvrirez des méthodes d’organisation pour combattre la procrastination efficacement.

La procrastination, un fléau pour tous

Pourquoi procrastinons-nous ?

Rassurez-vous, votre fâcheuse tendance à tout remettre à plus tard n’est pas due à de la fainéantise, loin de là.  La procrastination, qui touche tout le monde, même les plus productifs d’entre nous, peut avoir plusieurs causes :

  • par exemple, vous avez une présentation importante à donner dans le cadre de votre travail. L’enjeu est crucial et vous êtes incertain de la façon dont cette présentation sera reçue. C’est ce sentiment de non-maîtrise et le stress associé qui vous pousse à procrastiner et attendre le dernier moment pour commencer à préparer votre intervention ;
  • autre situation, vous avez une liste de tâches monstrueuse et trop peu de temps pour les réaliser. Vous le savez déjà… Résultat, avant même d’avoir démarrer la première ligne de votre to-do list, vous voilà en train de vous faire un café ou parcourir le fil d’actualité de votre réseau social préféré d’un doigt paresseux ;
  • peut-être êtes-vous un perfectionniste dans l’âme ? Cette situation est la plus vicieuse car vous aurez tendance à procrastiner activement. Autrement dit, vous faites des recherches extensives, peaufinez les moindres détails et perdez un temps précieux de cette façon…

Si vous vous reconnaissez dans ce dernier exemple, découvrez pourquoi le perfectionnisme nuit à votre carrière.

« Mais que faire face à tout ça ? » pensez-vous peut-être en ce moment. Patience, avant de combattre la procrastination, il est important de comprendre sa cause. La prochaine fois que vous attraperez votre téléphone sans raison valable, demandez-vous consciemment ce qui se cache derrière. Il sera ensuite d’autant plus facile de lutter contre ce phénomène.

Si le sujet de la procrastination vous intéresse, nous vous recommandons le TedTalk hilarant de Tim Urban.

Quelques astuces pour combattre la procrastination

Maintenant que vous comprenez ce qui se cache derrière ce fléau réccurrent, découvrez quelques-unes de nos astuces pour retrouver productivité et motivation :

  • travaillez par créneaux de courte durée si vous commencez une activité compliquée et qui vous demande des efforts importants. Peut-être pouvez-vous envisager des périodes de 25 minutes de travail concentré pour 5 minutes de pause, comme préconisé par la méthode Pomodoro ?
  • repérez vos périodes d’efficacité optimale. Adaptez ensuite votre emploi du temps dans la mesure du possible pour effectuer vos tâches les plus exigeantes dans vos moments productifs ;
  • découpez vos objectifs en petits bouts qui vous paraissent réalisables et n’oubliez pas de vous accorder des gratifications quand vous en avez atteint un ! Cette technique de la carotte semble naïve à première vue et pourtant, elle peut s’avérer d’une redoutable efficacité !

Comment s’organiser pour combattre la procrastination ?

Mettre fin à ses envies de procrastination

Pourquoi ne pas mettre en pratique tout de suite les 3 bons conseils de la partie précédente ? Pour cela, nous vous recommandons de mettre en place un bullet journal pour organiser vos journées. Vous ne savez pas ce que c’est ? Pas de panique, nous vous guidons pas à pas pour mettre en place votre arme anti-procrastination !

Le principe du bullet journal

Le bullet journal, appelé communément BuJo par ses adeptes, a été inventé en 2013 par un designer américain, Ryder Carroll. Tout le principe repose sur un système de « bullet » (cases à cocher, point, etc.) pour identifier ses tâches à faire, ses rendez-vous, des événements et ne rien oublier. La puissance de cet outil, c’est qu’il est entièrement personnalisable et vous permet d’avoir tous vos rappels au même endroit.

Pour découvrir comment le démarrer, nous vous recommandons la vidéo officielle de présentation du bullet journal.  Vous verrez comment cette méthode d’organisation vous permet d’avoir tout le temps sous les yeux vos objectifs annuels, mensuels et journaliers, pour ne rien oublier, vous concentrer sur l’essentiel et vaincre la procrastination.

Si vous vous sentez la fibre artistique, vous pouvez même transformer ce carnet en un outil créatif et le décorer à votre guise. Ambiance thématique, couleurs, dessins, Internet regorge d’idées pour faire de votre bullet journal un cahier que vous aurez hâte d’ouvrir. Mais attention, pas question de se servir de son activité de décoration de son carnet comme d’une excuse pour procrastiner !

Nos conseils pour combattre la procrastination avec son bullet journal

Découpez vos objectifs

Prévoyez dans votre BuJo une double page pour votre vision de vie et notez tout ce qui vous passe par la tête : vos rêves, vos envies. Faire le tour du monde, vivre dans une grande maison, rencontrer votre célébrité préférée, ne vous freinez pas ! N’hésitez pas à revenir à cette section pour ajouter des idées, en modifier certaines, voire en supprimer.

Si vous n’êtes pas inspiré pour cette partie, consultez notre article sur comment connaître votre objectif de vie !

A partir de cette double page, fixez-vous des objectifs pour la durée de votre bullet journal (6 mois ou 1 an en général). C’est votre vision à moyen terme qui vous évitera de trop vous disperser dans des activités qui ne vous rapprochent pas de vos objectifs.

Prenez ensuite bien le temps de découper cette vision annuelle à l’horizon mensuel, puis hebdomadaire et enfin quotidien. Vous passerez ainsi du gros projet intimidant à des tâches abordables. En plus, vous serez tellement satisfait d’avoir coché toutes les cases de votre to-do list à la fin de chaque journée. Vous verrez, rien qu’en appliquant ces premières idées, vous combattrez déjà efficacement la procrastination !

Organisez vos journées

Pour aller encore plus loin, organisez votre journée avec des créneaux dédiés à chacune de vos activités. Vous pourrez ainsi tracker votre temps, mieux évaluer la durée que vous passez sur une tâche et éviter de cette façon les rushs de dernière minute. Le fait de cadrer vos journées vous préparera psychologiquement à ne pas procrastiner. Vous savez qu’entre 10 h et 12 h ce jour-là, vous ferez cette action qui vous rapprochera un peu d’un de vos objectifs.

Pour les bonnes habitudes que vous souhaitez adopter, inscrivez dans votre BuJo des trackers :

  • vous voulez vous améliorer au piano ? Notez les jours où vous prenez le temps de jouer de votre instrument de musique !
  • vous cherchez à être plus optimiste et voir les choses du bon côté ? Utilisez une zone de votre BuJo pour en faire un carnet de gratitude et trackez les journées où vous écrivez vos ressentis positifs dedans.

Enfin, pour que vous ayez envie d’ouvrir votre BuJo quotidiennement, personnalisez-le et ajoutez des entrées qui vous font plaisir : une liste de vos films à voir, vos rêves de voyage, des citations inspirantes extraites de vos livres favoris  ! À vous de créer un carnet qui vous ressemble !

Nos dernières astuces bienveillantes avant de vous lancer

Le bullet journal est vraiment bénéfique si vous vous en servez très régulièrement, voire même tous les jours. Alors, pour adopter cette habitude d’organisation dans votre quotidien, allez-y pas à pas ! Restez bienveillant envers vous-même s’il vous arrive de l’oublier, de ne pas tout noter ou de procrastiner quand même un peu trop à votre goût.

Enfin, le BuJo ne conviendra peut-être pas à tout le monde. Si vous avez l’habitude de faire des to-do lists, que vous avez une mémoire plutôt visuelle, alors c’est probablement une méthode qui vous plaira ! Si après avoir testé, vous n’êtes pas convaincu, essayez d’appliquer les principes de cet article mais à votre façon.

Vous avez maintenant plusieurs clés en votre main pour comprendre et combattre la procrastination. Vous verrez que le bullet journal est un outil génial pour organiser vos journées de manière efficace et productive. Racontez-nous en commentaires si vous avez déjà un BuJo ou si vous comptez en commencer un après la lecture de cet article !

Bilan de compétences, coaching, mentorat, un choix difficile ?

Bilan de compétences, coaching, mentorat, un choix difficile ?

Le bilan de compétences, un outil précieux pour mieux se connaître

En quoi consiste un bilan de compétences ?

Faire un bilan de compétences, c’est faire le point sur sa carrière : qu’ai-je fait dans ma vie professionnelle ? Quelles compétences ai-je développé avec ces expériences ? Quelles sont mes motivations ?

Il s’agit d’un processus cadré et normalisé par le Ministère de Travail, dont tous les salariés, indépendants et demandeurs d’emploi peuvent bénéficier. Vous pouvez l’effectuer sur vos heures de travail en accord avec votre employeur, dans le cas d’un changement de poste ou d’une évolution de carrière par exemple. Il est également possible de le réaliser de sa propre initiative sur son temps libre sans avoir besoin de l’aval de son patron.

Même réalisé dans le cadre de votre emploi actuel, n’imaginez pas que vous allez vous retrouver dans le bureau de votre responsable RH et discuter des secteurs de l’entreprise qui sont en manque de main-d’œuvre. Le bilan est forcément réalisé par un organisme extérieur et est centré sur vous !

Il se déroule typiquement en 3 étapes :

  • une phase préliminaire pour définir votre besoin et le déroulement du bilan ;
  • une phase d’investigation pour explorer des pistes et construire votre projet professionnel ;
  • une phase de conclusion pour vous approprier les résultats et établir un plan d’actions.

Finançable par votre Compte Personnel de Formation (CPF), il s’étale en général sur plusieurs semaines pour une durée cumulée maximale de 24 heures. L’idée est de vous laisser le temps d’explorer, de faire des tests et de prendre du recul entre chaque séance.

Le bilan de compétences est-il adapté pour vous ?

Si vous vous sentez dans une impasse professionnellement, que vous avez envie de tout plaquer et de faire un virage à 180° dans votre carrière, alors le bilan de compétences n’est peut-être pas la meilleure solution pour vous.

En revanche, débutez-vous tout juste vos réflexions sur votre évolution professionnelle ? Souhaitez-vous en apprendre un peu plus sur vos motivations et votre personnalité ? Il peut être alors très pertinent de faire un bilan de compétences pour définir votre plan de carrière de manière un peu plus précise.

S’il est important que le courant passe bien avec la personne en face de vous qui réalise le bilan, le choix est moins crucial que dans le coaching ou le mentorat. Le processus de ce type d’accompagnement professionnel reste cadré et fondé sur des outils assez standards.

C’est d’ailleurs ce que plusieurs personnes reprochent au bilan de compétences. Il a tendance à vouloir placer la personne dans des cases, quand certaines préféreraient remettre tout à plat et ouvrir le champ des possibles à l’infini.

Le coaching, pour les personnes en quête de sens

Qu’est-ce que le coaching ?

Le coaching est un accompagnement professionnel personnalisé qui s’étend souvent sur plusieurs mois et consiste à réfléchir à ses envies, ses aspirations professionnelles, ses blocages et ses peurs. Résumé en une phrase de cette façon, les différences avec le bilan de compétences ne sont pas évidentes. Pourtant, les résultats attendus sont loin d’être les mêmes.

Le coaching est beaucoup moins cadré que le bilan de compétences, il est personnalisable et malléable pour s’adapter à vous. Le coach possède une certification délivrée par le Registre National des Certifications Professionnelles (RNCP), mais sa méthode de coaching n’est pas encadrée outre mesure.

Difficile donc de décrire précisément le déroulement de ce type d’accompagnement, même si les grandes phases peuvent ressembler à celles d’un bilan de compétences. Le coach va vous donner des outils pour vous permettre de mieux vous connaître : prendre conscience de vos points forts, mettre en lumière vos valeurs, vos besoins et vos motivations.

De là, il peut vous aider à faire émerger une ou plusieurs pistes et vous accompagner régulièrement dans votre phase d’exploration. Il se révèle un allié précieux, notamment pour vous aider à surmonter les éventuelles peurs et blocages qui surgiront sur votre route.

Dans ce type d’accompagnement, c’est le contact humain qui est primordial. Vous allez parler d’aspects assez personnels vous caractérisant, il est donc essentiel que vous vous sentiez à l’aise avec votre coach. De plus, son expérience s’avère très importante. Si vous êtes développeur informatique par exemple, un domaine dans lequel les technologies évoluent constamment et se multiplient rapidement, il vous faut un coach qui connaisse le secteur. Celui-ci doit savoir vous aiguiller quant aux compétences recherchées par les recruteurs. Un bon coach est quelqu’un qui sait s’adapter à vos besoins, vos préférences d’apprentissage et votre caractère.

Le coaching est-il fait pour votre profil ?

Si le bilan de compétences reste au niveau de vos motivations, le coaching va en général un peu plus loin. Quelles sont vos valeurs ? Qu’est-ce qui peut potentiellement vous donner l’envie de sauter de votre lit plein d’énergie le matin ? Mais aussi, quels sont vos besoins (sécurité, stabilité, stimulation, etc.) et blocages ?

Si vous voulez aller au fond de la connaissance de vous-même, que vous souhaitez rebattre les cartes de votre carrière et éventuellement prendre un nouveau départ, alors le coaching est peut-être la solution pour vous !

Ne vous méprenez pas néanmoins ! Le résultat d’un coaching n’est pas nécessairement une reconversion totale. Même si vous restez dans votre secteur d’activité, voire même votre entreprise, il va toutefois vous permettre de donner du sens à votre travail et de mettre en lumière ce qui vous anime.

Le mentorat, trouver un allié pour booster sa carrière

Qu’est-ce qu’un mentor ?

Si “mentor” est souvent le terme utilisé pour traduire “coach” en français, les deux concepts sont pourtant très différents.

Contrairement à un coach, un mentor n’est pas certifié et surtout, son métier n’est pas forcément d’accompagner des personnes dans leur évolution professionnelle ! Il peut s’agir de quelqu’un travaillant dans le même secteur que vous ou dont le parcours vous inspire et qui semble partager certaines de vos valeurs.

Il peut vous donner des conseils d’orientation professionnelle, vous aider à gagner confiance en vous et vous accompagner au quotidien dans les moments de doute.  Un mentor peut devenir un véritable confident de votre vie professionnelle, parfois même sur le très long terme.

Avez-vous besoin d’un mentor dans votre vie professionnelle ?

Le mentorat s’adresse plutôt à des personnes qui connaissent déjà un minimum leurs souhaits de carrière. Il est donc fait pour vous si vous souhaitez des conseils sur comment vous approcher de votre idéal professionnel ou booster votre job actuel : augmenter votre salaire, évoluer, prendre des responsabilités.

Un mentor peut vous aider à vaincre votre peur de l’inconnu, si vous envisagez un changement vers une situation moins stable par exemple. Quelqu’un déjà passé par là pourra vous rassurer sur les éventuels obstacles devant vous.

Confident au jour le jour, vous pouvez lui envoyez un e-mail, lui passer un coup de téléphone, l’inviter à prendre un café quand vous avez besoin de parler à quelqu’un qui comprend votre vie professionnelle et qui ne va pas faire suivre votre discussion de la question : « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ».

Le plus difficile dans le mentorat, c’est de trouver LA bonne personne ! Si ce type d’accompagnement vous intéresse, découvrez comment trouver votre mentor dans notre article dédié. Marisa y partage son expérience et donne une floppée de conseils avisés sur le sujet.

Vous avez maintenant plusieurs pistes à explorer pour choisir votre accompagnement idéal ! Alors, bilan de compétences, coaching ou mentorat, quelle solution vous semble la plus adaptée à votre projet ? Quoi que vous choisissiez, même si vous décidez de continuer vos réflexions de votre côté, n’oubliez pas de vous féliciter ! Eh oui, réfléchir et se poser des questions sur sa carrière, c’est déjà le premier pas vers l’épanouissement professionnel ! Bravo pour l’avoir franchi !

Comment trouver un mentor pour réussir dans son job ?

Comment trouver un mentor pour réussir dans son job ?

Vous souhaitez gagner en confiance, évoluer dans votre carrière ou acquérir de nouvelles compétences ? Un mentor professionnel pourrait être exactement ce qu’il vous faut. 

Cette semaine, j’ai rencontré Marisa, journaliste dans un magazine féminin à Paris. Elle nous raconte comment elle a trouvé le sien, comment cela a boosté son évolution professionnelle et nous confie quelques conseils pour trouver le vôtre !

Pourquoi et comment tu as rencontré ton mentor ?

Bonjour Marisa, raconte-nous pourquoi et comment tu as rencontré ton mentor !

« Pour commencer, il faut savoir que je n’ai jamais été vraiment timide. Je n’ai pas peur d’aborder les gens. Pour l’anecdote, lorsque j’utilisais des applications de rencontre, je n’avais pas de mal à demander aux hommes de sortir avec moi. Par contre, lorsqu’il a fallu que je demande à Jeanne, 49 ans, d’être mon mentor, je n’en menais pas bien large.

Nous nous sommes rencontrées par hasard lors d’une interview pour un reportage que je réalisais. Ce jour-là, comme tant d’autres à cette époque, j’étais surmenée, stressée, fatiguée. J’ai même failli annuler quelques heures avant. Quand je repense à cette première rencontre, je la décris souvent comme un premier rendez-vous de comédie romantique ! C’était une rencontre fortuite, nous étions passionnées par les mêmes choses et nous aurions pu parler pendant des heures. Mon interview devait traiter des nouveaux modes de travail en flex office. Cependant, dans la réalité, nous avons surtout parlé de beaucoup d’autres choses.

Bref, nous nous sommes comprises et nous avons eu un véritable coup de foudre amical.

Nous nous sommes séparées et, pendant encore quelques mois, j’ai persévéré dans un travail exigeant auquel je me donnais à 150 %. Mon entreprise était en pleine croissance et en pleine mutation. Je me sentais prête pour évoluer, monter les échelons, mais je ne savais pas du tout comment m’y prendre. »

Comment rencontrer son mentor

La question qui fait tilt : avez-vous déjà pensé à consulter un mentor ?

« Quelques temps plus tard, ma responsable RH, à qui j’avais parlé de mes projets d’évolution et de ma frustration, m’a demandé :  « avez-vous déjà pensé à consulter un mentor ? ».

J’y avais bien déjà pensé, mais où le trouver ? Le démarcher dans la rue ? Le traquer sur les réseaux sociaux ?  Il n’existait pas d’application de rencontres pour ça ! Je savais que j’avais besoin de conseils et de soutien, mais je ne savais absolument pas où trouver cette personne. 

Après cette conversation avec ma RH, je suis retournée à mon bureau, et là, comme si le destin me souriait, Jeanne venait de commenter un de mes posts sur mon profil Linkedin. C’était un signe : je devais lui demander d’être mon mentor. Tout à coup, en fixant mon ordinateur portable et le curseur clignotant sur mon nouveau mail vierge, je me suis sentie stressée. Cela n’aurait pas été pire, si j’avais dû lui demander un RDV galant !  Ce n’était pas seulement la fierté qui était en jeu, mais aussi ma crédibilité professionnelle. 

Pourquoi cette femme si intelligente m’accorderait-elle un peu de son précieux temps ? Et qu’obtiendrait-elle en retour ? »

Oser contacter des personnes inspirantes

 

« J’étais si désespérée que j’ai dû écrire un e-mail aussi désespéré que moi ;-). Cela ressemblait à peu près à ça  : « Chère Jeanne, je vous adore. Voudriez-vous être mon mentor ? Nous pourrions peut-être prendre un petit déjeuner une fois de temps en temps (ou autre chose si cela vous arrange mieux…). Évidemment, vous n’êtes pas du tout obligée d’accepter étant donné que vous devez déjà être drôlement occupée… ».

À mon grand étonnement, Jeanne a répondu qu’elle serait ravie que l’on se rencontre. Elle me proposait de la rejoindre le lendemain matin à 8 h pour prendre un café ensemble avant sa journée de travail. Je me souviens également très clairement d’une des premières choses qu’elle m’a confiées :

« Marisa, il y a deux types de femmes dans ce monde : celles qui aident les autres femmes et celles qui ne les aident pas ».

 J’ai tout de suite su clairement dans quel camp elle se trouvait ! »

Le mentorat : un outil pour développer sa confiance et prendre du recul

 

« Puis, nous avons continué ensuite à nous rencontrer régulièrement. Elle avait un parcours complètement différent du mien. J’avais délibérément cherché un mentor qui était étranger à mon secteur d’activité pour qu’il puisse prendre du recul sur les médias le métier du journalisme. Je souhaitais qu’il m’offre une vision claire, non polluée par la politique et l’ego du journalisme. 

Je voulais aussi que Jeanne puisse m’aider à développer mes « softs skills » : développer ma confiance, construire ma propre identité et l’affirmer. Je souhaitais également être plus à l’aise en négociation, m’aider à développer mon réseau et savoir comment provoquer et saisir les opportunités. 

Son expertise en marketing était reconnue. Très bonne communicante, elle débordait d’énergie, d’idées et était très intuitive.  En plus de cela, nous nous entendions à merveille et adorions parler politique autour d’un bon verre de vin. J’avais trouvé ma perle !

Rencontrer son mentor autour d'un café

Au cours des deux ans de mentoring, Jeanne m’a aidée dans tous les domaines : qu’il s’agisse d’opportunités à saisir ou pas, de répondre à un e-mail, de voir le potentiel de certaines personnes. Elle a transformé mes idées, mes pensées et mes espoirs en plan d’action. Elle m’a donné des conseils sur la manière de gérer les personnes ou les circonstances difficiles. Et surtout, elle a toujours été là pour moi : un e-mail de soutien, un appel téléphonique, une recommandation d’article à lire, etc. »

Prendre du recul, ralentir pour mieux performer

« En deux ans, Jeanne est devenue une amie. L’avoir à mes côtés a fait une grande différence. Grâce à Jeanne, j’ai trouvé le courage de me mettre à mon compte. J’ai également un plan d’action et une stratégie pour l’année qui vient. J’ai pris du recul sur des expériences difficiles et je m’efforce de faire les choses différemment. Je sais que grâce à elle, je m’éparpille moins, je pense de manière plus stratégique et, en fin de compte, je suis plus performante. 

Trouver un mentor n’est pas toujours facile, mais vous n’en aurez certainement jamais si vous ne demandez pas. C’est vraiment ce que j’ai appris auprès de Jeanne. Alors, prenez une grande respiration… et cliquez sur « envoyer ». »

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent trouver eux aussi leur mentor ?

  • « D’une part, sachez ce que vous cherchez : souhaitez-vous quelqu’un qui a la même expérience que vous ou un point de vue différent ? Avez-vous besoin d’aide pour acquérir des compétences spécifiques liées à votre secteur ou avez-vous besoin de conseils sur des questions plus générales comme l’organisation ou la confiance ?

  • Faites des recherches : LinkedIn et les groupes Facebook sont d’excellents endroits pour en savoir plus sur vos mentors potentiels.

  • Par ailleurs, réfléchissez aux raisons pour lesquelles cette personne ferait un bon mentor pour vous.

  • N’en demandez pas trop. Si vous ne les connaissez pas encore bien, proposez un café pour voir si vous vous entendez bien et si vous êtes sur la même longueur d’onde.

  • Si vous êtes sur la même longueur d’onde, n’hésitez plus : même si demander un RDV à un homme ou une femme inspirant(e)s peut être très stressant, il y a de fortes chances pour qu’il ou elle vous réponde honnêtement et gentiment, s’ils sont  aussi inspirants que vous le pensez ! ». Et n’oubliez pas : vous êtes la moyenne des 5 personnes avec qui vous passez le plus de temps ! 

Comment entrer facilement en contact avec un mentor par e-mail ? 

« Pour finir, voici quelques conseils :

 

  • Soyez bref :  ils n’ont pas besoin de connaître votre histoire à ce stade

  • Pas à pas, dans un premier temps, dites-leur que vous cherchez un mentor et demandez-leur s’ils sont ouverts à un premier café sans engagement.

  • Si vous avez déjà établi un premier contact, soyez audacieux : « Je cherche un mentor qui me rencontrera toutes les six à huit semaines pour discuter des problèmes que j’ai avec mon travail et je pense que vos conseils pourraient être précieux. Seriez-vous prêt à y réfléchir ? »

  • En quelques phrases concises, faites-leur savoir pourquoi vous les avez choisis. Est-ce grâce à leur expérience ? Leurs réseaux ? Êtes-vous fan de leur travail ?

  • Soyez conciliant et rencontrez-les en fonction de leurs contraintes. Peut-être qu’une brève conversation par Skype est plus facile pour une première rencontre ? Montrez que vous êtes prêt à faire tout pour que vos rencontres soient simples à organiser.

  • Soyez aimable. Ils ne vous doivent rien. Une phrase expliquant que vous comprendrez sans problème s’ils ne veulent ou ne peuvent pas assumer votre demande est une bonne façon de terminer. »

Merci Marisa pour ton partage d’expérience et tes supers conseils ! 

Je dois filer, j’ai des futurs mentors à contacter… 😋

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PERFECTIONNISME : Pourquoi est-ce négatif pour notre carrière ?

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Notre dévouement à la perfection a souvent été récompensé par de bonnes notes à l’école. Oui, mais dans le monde réel, malheureusement, cela ne fonctionne plus comme ça…. 

Dans le monde professionnel, ce n’est pas un secret :  les femmes sont souvent désavantagées. Non seulement nous devons faire face à l’écart de rémunération entre les sexes, mais des études montrent également que les chances de promotion des femmes sont beaucoup plus faibles que celles de nos collègues masculins. 

Si l’on ajoute à cela le fait que nous sommes beaucoup moins susceptibles de demander une augmentation à nos employeurs que les hommes, cela n’augure rien de bon pour nos évolutions de carrières… 

Les recherches montrent que beaucoup de femmes sous-estiment leur propre intelligence par rapport aux hommes, et peu se considèrent plus intelligentes que leur entourage (bien sûr, il n’y a aucune preuve à l’appui !) 

Des études ont également montré que nous avons une bien plus faible estime de nous-mêmes que les hommes et que nous avons moins confiance en nos capacités. Un rapport a d’ailleurs révélé que les hommes postulent à un emploi ou à une promotion lorsqu’ils ne remplissent que 60 % des qualifications, alors que les femmes ne postulent que si elles en remplissent 100 %…

D’où vient donc ce manque de confiance ?

Communiquer selon la méthode DESC

Dans le TED Talk “Apprenez aux filles à être courageuses et pas à être parfaites”, qui a attiré plus de 5 millions de vues à ce jour, Reshma Saujuani,  l’auteur de “Brave, Not Perfect” et fondatrice de “Girls Who Code”, affirme que la réponse réside dans la manière dont les filles sont élevées et socialisées pour aspirer à la perfection, alors que les garçons apprennent à être courageux.

“La plupart des filles apprennent à éviter les risques et les échecs”, déclare Saujuani. 

“On nous apprend à sourire, à ne pas prendre de risques, à avoir des “A”. 

Les garçons, en revanche, apprennent à jouer à la dure, à se balancer en hauteur, à ramper jusqu’au sommet des barres de singe et à sauter la tête la première”.

Ces stéréotypes sexuels peuvent sembler dépassés, mais malheureusement, ils continuent à faire leur apparition dans nos cours de récréation et dans nos salles de classe. Des études ont montré que les filles sont beaucoup plus susceptibles de renoncer à une tâche qu’elles trouvent difficile, alors que les garçons acceptent d’avantages les défis, étant habitués à prendre des risques. On leur apprend à ne pas craindre l’échec, mais à l’accepter comme un moyen de s’améliorer, alors que les filles préfèrent éviter complètement le risque de se tromper si elles ne sont pas sûres de pouvoir le faire parfaitement.

Il est de plus en plus fréquent que les filles de 7 ans à peine renoncent à des activités sportives par peur d’être jugées ou par manque de confiance en elles. Les filles sont également beaucoup moins enclines à suivre des cours scientifiques, comme la physique ou les mathématiques. Les réponses étant soient vraies ou fausses, elles hésitent à lever la main en classe de peur d’être gênées en cas de mauvaise réponse. 

Pourquoi les petites filles ont-elles besoin qu’on leur rappelle leur propre génie ?

Ce souci de perfection peut être récompensé par de bonnes notes à l’école (les filles surpassent d’ailleurs régulièrement les garçons aux examens depuis un certain temps) mais cela ne semble pas nous servir dans le monde réel. 

Notre faible estime de nous pourrait être à l’origine de notre hésitation à sortir de notre zone de confort et à risquer d’essayer des choses auxquelles nous n’excellons peut-être pas. En outre, nous nous préoccupons généralement beaucoup plus du jugement de ceux qui nous entourent. Qu’il s’agisse de se taire lors de réunions par crainte de passer pour une “dirigeantes” ou d’éviter de se montrer arrogantes devant leurs collègues, les femmes laissent davantage passer les occasions de faire leurs preuves, de peur d’échouer, d’être embarrassées ou de ne pas être appréciées. 

Si le perfectionnisme nous empêche de travailler, comment faire pour se débarrasser de cette habitude ancrée depuis notre enfance ?

apprendre à être courageuses, plutôt que d'être parfaites

Selon Saujani, nous devons commencer à apprendre à être courageuses, plutôt que de nous efforcer d’être parfaites. “La bravoure est un muscle”, dit-elle. “Nous devons l’exercer. Nous devons nous entraîner à faire des choses dans lesquelles nous ne sommes pas à l’aise. Nous devons nous exercer à l’imperfection”.

Qu’il s’agisse de prendre la parole lorsque vous pensez qu’un collègue a tort, de vous porter volontaire pour diriger un projet qui n’est pas dans votre domaine de compétence ou de vous engager dans un changement total de carrière, il pourrait être utile d’envisager de vous lancer dans cette aventure plutôt que de vous inquiéter de ne pas être la meilleure personne pour le faire. 

Comme dit l’adage : “Qui ne tente rien, n’a rien”.

Et si être courageuse en prenant quelques risques vous menait vers une grande carrière ?

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Comment se motiver pour retourner au travail après le confinement ?

Comment se motiver pour retourner au travail après le confinement ?

Aujourd’hui, nous célébrons la fête du Travail à l’heure du télétravail.

[Cet article a été écrit durant le premier confinement… Mais il reste d’actualité pour ce deuxième confinement.]

Confinés chez nous depuis le 17 mars, nous sommes nombreux à pratiquer le télétravail, à jongler entre les visioconférences, le travail depuis la table du salon et la garde des enfants.

Le dé-confinement va arriver progressivement et vous êtes nombreux à redouter le retour au travail. Pour vous aider à vous remettre dans le bain professionnel et y retourner plus sereinement, nous avons dressé une liste de 10 tips pour vous reconnecter tout en douceur.

Reprendre le travail en toute sérénité

Certains travaillent à 100 %, d’autres ayant vu leur activité baisser, se trouvent au chômage partiel et prennent peut-être un peu plus de temps pour eux. Après 1 mois et demi, nous avons trouvé nos marques, trouvé un nouveau rythme et nous avons appris à apprécier certains avantages de cette situation. Nous sommes nombreux à souhaiter vouloir conserver ce nouvel équilibre entre vie professionnelle et vie privée. 

Êtes-vous anxieux à l’idée de retourner au travail après cette période de confinement ? C’est une situation que nous connaissons tous. Nous vous partageons quelques astuces et conseils de « reconnexion » pour vous aider à remonter en selle plus facilement.

Pour vous aider à vous remettre dans le bain professionnel, nous avons dressé une liste de 10 stratégies pour vous reconnecter petit à petit à votre travail afin d’y retourner plus sereinement.

QUELQUES JOURS AVANT LE 1ER JOUR DE RETOUR AU TRAVAIL

 

1— Travaillez votre routine 

Premièrement, les choses sont toujours plus faciles avec une routine. Si vous devez vous réveiller plus tôt pour partir au travail, commencez quelques jours avant à régler votre réveil à cette nouvelle heure afin de réhabituer votre corps à cette routine. Ainsi, lorsque votre premier jour de retour au travail sera arrivé, il vous sera beaucoup plus facile de vous réveiller le matin.

2— Renouez avec vos collègues

 

En deuxième conseil, nous vous encourageons à parler avec vos collègues. C’est un excellent moyen de renforcer votre motivation après une absence au travail. Appelez vos collègues ou envoyez-leur un message quelques jours avant votre reprise. Discutez de votre travail et de ce qui s’est passé pendant le confinement, partagez vos préoccupations ou vos problèmes avec eux. Vous vous sentirez soulagé et vous aurez l’impression de ne pas être seul pour vous accompagner dans cette reprise ! Et vous aiderez aussi généralement vos collègues qui auront exactement les mêmes appréhensions que vous.

 

3— Donnez une nouvelle perspective à votre travail

Troisièmement, s’absenter pendant un temps est une bonne chose ! En effet, vous aurez eu un temps précieux pour regarder différemment votre situation professionnelle. Vous aurez sans doute eu de nouvelles idées pour améliorer votre travail. Listez ces petits changements que vous aimeriez voir apparaître et qui pourraient améliorer votre quotidien.

4— Travaillez votre « réattachement » au travail

Continuons avec l’étude « Morning Reattachment to Work and Work Engagement During the Day », publiée dans le Journal of Management. Elle démontre que le fait de se reconnecter mentalement au travail avant d’y retourner peut aider les employés à s’épanouir et à se sentir plus impliqués dans leur travail au quotidien. En d’autres termes, ce « ré-attachement » est le processus de retour au travail après un temps d’arrêt. Pour réussir cette période de « réintégration », l’idéal est de revoir la veille de votre retour au travail votre planning, les réunions à planifier, la liste des tâches que vous devrez accomplir, les défis potentiels qui pourraient se présenter et les ressources dont vous pourriez avoir besoin pour atteindre vos objectifs. 

Charlotte Fritz, l’une des co-auteurs de l’étude et professeure associée de psychologie industrielle et organisationnelle à l’université de Portland, explique que la manière dont nous réintégrons notre travail varie d’une personne à l’autre, d’un emploi à l’autre, et même d’un jour à l’autre. Certains préféreront penser aux tâches à accomplir le matin du retour au travail pendant leur petit déjeuner ou sous la douche. D’autres voudront se lancer mentalement dans une conversation avec leur supérieur pendant leur trajet, ou choisiront de revoir leurs listes de tâches dans la queue de leur supermarché.

LE JOUR DU RETOUR

 

5- Habillez-vous pour l’occasion 

Cinquième conseil : avez-vous une tenue fétiche qui vous donne confiance en vous ? Portez-la pour votre premier jour de travail. Cela peut sembler idiot, mais un retour au travail en beauté peut faire grimper votre productivité en flèche, car vous vous sentirez confiant(e) et motivé(e).

6— Fixez-vous une heure de départ

Poursuivons avec ce sixième conseil. Nous avons tous tendance à nous écarter des horaires de travail habituels de 8 h à 17 h, et malheureusement, les e-mails depuis notre smartphone ne nous aident pas à décrocher…

Mais il est important de reconnaître quand il faut rentrer.

Fixez-vous une heure de départ réaliste et respectez-la la plupart des jours de la semaine. Des recherches ont même montré que les personnes qui quittent leur travail plus tôt ont tendance à être plus engagées et plus productives au bureau, et notamment quand elles travaillent dans des milieux très stressants.

Cessez également de répondre aux e-mails après 20 heures et pendant votre week-end. Vous vous sentirez plus frais et plus productif le lundi matin si vous vous accordez un temps d’arrêt.

GARDEZ VOTRE MOTIVATION SUR LA DURÉE

 

7— Créer des objectifs de petite taille

Savez-vous pourquoi les mignardises sont si appétissantes ? Parce qu’elles sont petites et faciles à manger ! Avant que vous ne vous en rendiez compte, vous en aurez mangé une douzaine. 

C’est ainsi que nous devrions fixer également nos objectifs. Bien sûr, il est important d’avoir un objectif grand et audacieux. Mais assurez-vous de le décomposer en objectifs plus facilement « comestibles ». De cette façon, vous aurez l’impression de progresser dans votre cheminement et vous aurez également un sentiment d’accomplissement à chaque petit objectif atteint. Le sentiment de progrès et d’accomplissement est la meilleure des combinaisons.

 

8— Faites des listes 

Pour commencer, nous vous conseillons de décomposer vos objectifs. Puis, faites des listes ! Les listes peuvent vous aider à vous ressaisir et à vous sentir plus organisé après un certain temps d’absence. Commencez par dresser la liste des choses à faire aujourd’hui, puis la liste de vos tâches les plus importantes de la semaine, enfin du mois et ainsi de suite. Les listes de tâches à court terme et à plus long terme sont un excellent moyen de vous organiser et d’établir votre emploi du temps.

 

9— Cessez de vous préoccuper des choses ni importantes ni urgentes

D’une part, faire des choses qui n’apportent rien nous coûte une énergie mentale folle. Vérifiez votre liste de tâches et supprimez les choses ni urgentes ni importantes. D’autre part, vous resterez plus motivé à long terme si vous travaillez quotidiennement sur des activités qui ont un sens ou qui font partie d’une mission plus large.

 

10— Continuez à apprendre

Pour terminer, le travail peut devenir ennuyeux si vous ne vous sentez pas stimulé par ce que vous faites. Lorsque vous sentez votre motivation baisser, dressez une liste de ce que vous souhaiteriez apprendre pour vous sentir stimulé et intéressé à nouveau. N’hésitez pas également à vous nourrir de podcasts en développement personnel et professionnel. S’il vous est difficile d’améliorer vos connaissances au travail, pourquoi ne pas élargir vos connaissances à l’extérieur en prenant des cours sur OpenClassrooms ou en améliorant votre niveau en langues sur Italki ?

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