Travailler en remote | Comment s’y préparer avant de se lancer ?

Travailler en remote | Comment s’y préparer avant de se lancer ?

Pouvoir travailler d’où vous voulez, sur une plage, dans un chalet de montagne, sur une île tropicale, tout en gardant vos avantages de salarié, est-ce le rêve ? Avec la crise sanitaire de 2020, le 100 % télétravail est devenu la norme pour de nombreux travailleurs pendant quelques mois. Après avoir découvert cette organisation professionnelle, vous envisagez peut-être vous-même de travailler en remote pour de bon. Mais la vie des salariés à distance est-elle si rose ? Envisager un travail sans bureau fixe n’a-t-il pas des conséquences sur votre motivation, votre engagement vis-à-vis de votre employeur ? En retirant les pauses café, les moments d’échange informels, le travail en full remote n’enlève-t-il pas l’essence de l’entreprise : valeurs, cohésion d’équipe ? Décryptage d’un nouveau mode de travail en vogue.

Les avantages du travail en remote

En décembre 2020, 31 % des salariés pratiquent le travail à distance régulièrement. 86 % des télétravailleurs en sont satisfaits et souhaitent donc le poursuivre. Mais qu’en est-il des salariés en full remote, qui n’ont aucune attache géographique liée à leur métier ? Si l’organisation semble à première vue proche du télétravail occasionnel, les implications sont pourtant bien différentes. Cette nouvelle forme de travail présente néanmoins de nombreux avantages.

Le libre choix de son lieu de vie

C’est là l’avantage principal du full remote, qui le différencie grandement du télétravail partiel. En éliminant  la contrainte géographique, vous pouvez envisager de vivre là où vous le souhaitez. Votre seule exigence sera de disposer d’une bonne connexion Internet. Votre studio payé à prix d’or dans une grande ville pourrait bientôt n’être qu’un lointain souvenir. Une vue sur la mer, un chalet dans la montagne, une grande maison à la campagne, le full remote vous permet d’envisager toutes ces possibilités. Avec des logements potentiellement plus abordables et donc moins de frais, vous pourrez même de cette façon augmenter votre niveau de vie.

Pour ceux d’entre vous d’entre vous qui ont la bougeotte et que le décalage horaire n’effraie pas, vous pouvez même envisager de tenter l’expérience du nomadisme digital, et de changer de lieu de travail comme de chemise, tout en découvrant le monde !

Un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle

Adieu les 2 heures perdues par jour dans le RER et le métro parisien ! Avec un travail à distance, vous réduisez votre temps de trajet à quelques secondes, plus précisément à la durée nécessaire pour parcourir la distance entre votre lit et votre bureau. Elle n’est pas belle la vie ? Vous pouvez passer ce temps à faire ce que vous aimez : un hobby, du sport, du temps en famille !

Attention toutefois à ne pas tomber dans l’extrême inverse ! Avec le bureau juste à côté, il peut être facile d’avoir le sentiment de ne jamais s’arrêter de travail et d’oublier de fixer de limites à ses horaires de travail. Si vous envisagez le travail en remote, n’oubliez pas de préserver votre bien-être !

Adieu la culture du présentéisme

Jeudi soir, 17h00, vous attrapez votre manteau et prenez la direction de la sortie du bureau, soulagé de voir la fin de journée arriver. C’était sans compter sur votre collègue, qui vous lance en affichant un sourire narquois : « Tu as posé ton après-midi ? » Vous soupirez et lui souriez nerveusement. Bien sûr, vous êtes conscient qu’il plaisante. Toutefois, vous ne pouvez vous empêcher de ressentir une pointe de culpabilité en franchissant les portes de l’open space… J’ai une bonne nouvelle pour vous ! Avec le  % télétravail, vous pouvez dire adieu à cette désagréable sensation et à la culture du présentéisme ! Vous disposerez de plus de liberté dans l’organisation de vos journées et ne devriez plus recevoir de remarques sur vos horaires, tant que vous faites bien votre travail.

Un travail plus efficace

La généralisation du télétravail signe également la fin du brouhaha incessant de l’open space. Chez vous, au calme, vous vous sentirez peut-être dans un environnement plus propice à la concentration. Vous pourrez ainsi retrouver un peu d’efficacité, surtout si vous êtes le genre à ne pas savoir dire non à une invitation en pause café !

Les challenges du 100 % télétravail

Tous les avantages listés précédemment vous font peut-être penser : « Travailler en remote semble vraiment sympa. » Toutefois, avant de commencer à chercher votre prochain employeur à distance, sachez que le 100 % télétravail ne vient pas sans certains challenges. Le cliché du salarié en maillot de bain, sur une plage, son ordinateur sur les genoux peut sembler alléchant mais la réalité s’avère assez différente.

Challenge #1 : tisser des liens avec ses collègues

Peut-être est-ce important pour vous de connaître les personnes avec qui vous travaillez ? Partager des moments de convivialité informels à la pause café ou à l’heure du déjeuner fait peut-être même partie de vos vecteurs d’épanouissement professionnel. 

En étant en full remote, vous serez amené à ne rencontrer physiquement vos collègues qu’une poignée de fois dans l’année. Le reste du temps, vous devrez faire des efforts particulier pour garder le lien : organiser des pauses en visioconférence, des déjeuners virtuels ou encore des appels réguliers. 

Si vous commencez une nouvelle mission en télétravail, vous pouvez ressentir également un manque d’intégration vis-à-vis de l’entreprise, sans quartier général et avec des supérieurs et collaborateurs plus virtuels que réels. N’oubliez pas de vous interroger avant de vous lancer : « est-ce un problème pour vous ? »

Challenge #2 : combattre la procrastination

Si vous envisagez un passage en full remote, préparez-vous une longue liste de livres, podcasts, articles de blog et autres ressources sur la productivité, vous en aurez bien besoin !

Sans émulation collective, il peut parfois être difficile de rester concentré sans attraper son téléphone pour un petit moment ou sans s’évader dans ses pensées. Et les pas pressés de votre manager qui s’approche de votre bureau ne seront pas là pour vous sortir de votre rêverie éveillée.

Challenge #3 : ne pas se laisser gagner par la solitude et la démotivation

En télétravail occasionnel, cela ne pose en général pas ce problème. Toutefois, sans précaution particulière, le salarié en full remote peut se sentir démotivé, désengagé sur le long terme, voire même un seul et isolé.

Si vous sentez déjà que la solitude vous pèse en travaillant depuis chez vous une fois par semaine, peut-être réfléchissez un peu avant de vous lancer en full remote.  Toutefois, sachez que ces fléaus ne sont pas des fatalités :

  • en cas de baisse de motivation, parlez-en à vos collègues et prenez l’initiative d’organiser un appel informel avec eux pour échanger ;
  • vous vous sentez seul ? Essayez de trouver un espace de co-working à côté de votre domicile pour échanger avec d’autres personnes dans la journée. Profitez également de votre temps libre pour passer du temps avec vos proches ou faire des activités un peu plus sociales.

Challenge #4 : garder une bonne hygiène de vie

C’est un challenge pour tout le monde mais c’en est un d’autant plus grand si vous travaillez depuis chez vous toute l’année. Pour éviter la transformation en robot travailleur, ne travaillez pas en pyjama depuis votre lit, planifiez du temps pour vous aérer un peu tous les jours, maintenez une activité physique régulière et entretenez vos hobbys. C’est la clé pour profiter pleinement de votre nouvelle organisation en 100 % télétravail et ne pas tomber dans la routine bureau-canapé.

Travailler en remote : dans quelle entreprise ?

Vous êtes prêt à relever les challenges et travailler en remote ? Découvrez comment trouver l’entreprise qui vous embauchera à distance !

Votre entreprise

Eh oui, vous pouvez envisager des négociations avec vos supérieurs pour passer en travail distanciel. Sachez toutefois que votre employeur n’a aucune obligation d’accepter. Assurez-vous également que l’entreprise est prête à faire des efforts. Avoir des collaborateurs à distance suppose une organisation très transparente : vous devez avoir accès à toutes les informations sans venir au bureau. Un climat de confiance est également de rigueur : pas question que votre chef suive vos moindres mouvements !

Une autre entreprise dont l’organisation n’est pas en remote

Le job de vos rêves est là, sur cette plateforme de recherche d’emploi. Seul problème, il est à l’autre bout du pays, voire à l’autre bout du monde. Déraciner votre famille, vous éloigner de vos proches est impossible pour vous. Ne perdez pas complètement espoir ! Vous pouvez proposer à l’entreprise de travailler en remote. Dans ce cas-là, insistez sur les avantages pour votre futur employeur : il n’a pas à augmenter sa capacité de bureau, il aura accès à une personne qualifiée qu’il a peut-être du mal à recruter dans sa propre ville. 

Toutefois, comme pour votre propre entreprise, assurez-vous que l’organisation est adaptée à ce mode de travail bien particulier. Ce sera un challenge supplémentaire pour vous, car vous devrez vous approprier la culture et les méthodes de travail d’une entreprise dans laquelle vous n’avez jamais mis les pieds. Pour faciliter votre prise de poste et votre intégration, vous pouvez proposer à votre employeur de passer votre premier mois sur place pour rencontrer tout le monde.

Une entreprise full remote

Certaines entreprises ont déjà sauté le pas et sont organisées avec du télétravail total pour tous ou une partie de leurs employés. C’est le cas par exemple de O’Clock, qui propose des formations de développeur web à distance. L’entreprise n’ayant pas de bureau, tous leurs formateurs et employés sont en full remote. 

Pour trouver ces entreprises distribuées, des plateformes existent et ne proposent que des offres d’emploi en télétravail. Pour vous, c’est la garantie d’avoir un employeur habitué à recruter et faire travailler ses employés à distance. 

Voici quelques plateformes de recherche d’emploi en remote :

Vous pouvez également rechercher des offres d’emploi 100 % télétravail sur les plateformes standards que vous utilisez déjà avec les mots-clés « télétravail » ou « remote ».

Alors, plutôt pour ou contre le travail en remote ? Pour Sensy, je compte développer l’entreprise avec une organisation hybride : une partie de salariés dans les bureaux à Dijon et une autre partie à distance, majoritairement en téléravail ! Si vous aspirez à plus de liberté, de flexibilité et que vous êtes prêt à relever les défis liés à cette organisation particulière, travailler en remote peut être la solution pour vous ! J’espère vous avoir donné quelques pistes pour trouver le futur métier de vos rêves en full remote !

Accepter l’échec professionnel : 5 conseils pour bien rebondir

Accepter l’échec professionnel : 5 conseils pour bien rebondir

Vous avez reçu l’appel fatidique… Votre candidature n’est pas retenue pour cet emploi, celui que vous aviez vendu à vos proches comme le « job de vos rêves ». Comment allez-vous réagir ? Allez-vous vous laisser submerger par le sentiment de désespoir initial ? Ou allez-vous vous rebondir après cet échec professionnel et tirer des enseignements de cette expérience ? Que ce soit après un entretien raté, une promotion non obtenue ou une présentation qui n’a pas fait mouche, il est essentiel de se remettre de l’échec professionnel.  Non seulement, vos prochaines tentatives non fructueuses seront plus faciles à vivre, mais surtout vous allez oser. Oui, rester dans sa zone de confort est agréable mais c’est en prenant le risque de tomber et en se relevant que vous allez grandir. L’échec et la réussite vont de pair ! Alors c’est parti, nous vous donnons 5 précieux conseils pour accepter l’échec professionnel et rebondir en toute sérénité !

Pourquoi avons-nous peur d’échouer ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, comprenez-vous ce qui se cache derrière votre peur d’échouer ? Que redoutez-vous réellement : une perte d’argent, de temps, de statut social ? Peut-être un peu… Mais le plus souvent, ce qui vous empêche de prendre un risque et qui vous fait peur en cas d’échec, c’est le regard des autres. Vos proches, vos collègues, votre patron, toutes ces personnes qui pourront vous juger de ne pas avoir décroché ce job ou obtenu cette promotion peuvent vous rendre très (voire trop) prudent.

Pour relativiser, dites-vous qu’il y aura toujours quelqu’un qui pensera que vous avez échoué ! Vous décidez de poursuivre votre rêve de devenir indépendant et d’être votre propre patron ? Certains penseront que c’est un échec parce que vous avez quitté la stabilité et la paie garantie d’un emploi de salarié.

Plus vous douterez de vous et de vos capacités, plus vous accorderez de l’importance aux opinions des autres et plus vous aurez peur de l’échec. Vous risquez d’être d’autant plus hésitant à prendre des risques et à vivre vos rêves. Si vous sentez que vous avez besoin d’un peu de soutien de ce côté-là, pourquoi ne pas aller découvrir nos conseils pour retrouver un peu de confiance en vous ?

rebondir face à un échec pro

Conseil #1 : consolez-vous, l’échec est nécessaire à la réussite

Non, échouer n’est jamais agréable. Les jours qui vont suivre votre déconvenue ne seront pas vos meilleurs moments. Le conseil que nous pouvons vous donner pour bien les vivre malgré tout est de prendre soin de vous et de vous chouchouter. Accordez-vous des activités bien-être, faites-vous plaisir avec un repas réconfortant, un film drôle ou un bon livre.

Ensuite, réalisez que l’échec est nécessaire ! Oui, il est difficile de mettre son ego de côté et d’accepter d’avoir raté cette fois-ci.  Mais la prochaine tentative sera peut-être plus fructueuse. Ou peut-être même celle d’après ? Dans tous les cas, ce n’est pas grave ! Échouer fait partie du processus de réussite. Vous n’y croyez toujours pas ?

Voici quelques anecdotes qui vous feront peut-être réfléchir et vous aideront à rebondir après un échec professionnel :

  • J.K. Rowling a vu le premier opus de Harry Potter se faire refuser par 12 maisons d’édition avant d’être enfin accepté ;
  • Walt Disney s’est fait renvoyé par le directeur en chef d’un journal car il manquait d’imagination ;
  • Steven Spielberg a essuyé 3 refus d’université avant d’intégrer une autre école pour finalement ne pas obtenir son diplôme en fin de cursus.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu, demandez-vous pourquoi un recruteur pose souvent la question « parlez-moi d’un échec professionnel » lors d’un entretien d’embauche. Ne serait-ce pas pour savoir comment vous réagissez face à une déconvenue ? Avez-vous plus de chance d’être retenu pour le poste si vous lui répondez « je n’échoue jamais » ou si vous expliquez comment vous avez rebondi et fini par réussir après plusieurs échecs ?

Vous vous sentez déjà un peu mieux ? Alors, c’est le moment d’appliquer notre second conseil !

Conseil #2 : acceptez l’échec professionnel et relativisez

Quand votre moral commence à remonter, réfléchissez à ce qu’il s’est passé et surtout relativisez ! Est-ce vraiment si grave ? Non, vous n’avez pas ruiné votre carrière parce que vous avez eu un mauvais retour de votre client sur votre dernière livraison. Vous avez le droit de ne pas être parfait !

Si vous doutez de ce dernier point, découvrez pourquoi le perfectionnisme nuit à votre carrière.

À la place, n’avez-vous pas des idées, des ressources à mobiliser pour rebondir et aller de l’avant ? Ne ressortez-vous pas de cette déconvenue avec une envie de faire mieux que la fois précédente ?

Si vous avez la possibilité, essayez de demander pourquoi vous n’avez pas été retenu ou ce qui a poussé le client à ne pas travailler avec vous. Vous pourrez ainsi appliquer le prochain conseil plus sereinement et aurez toutes les clés pour accepter l’échec professionnel en toute sérénité !

Conseil #3 : voyez l’échec comme un apprentissage

Tel Sherlock Holmes, vous avez maintenant mené une enquête détaillée sur les causes de votre échec et comprenez ce qui s’est mal passé.

Il est maintenant temps d’agir ! Pour tous les facteurs qui dépendent de vous, essayez d’en tirer un apprentissage :

  • avez-vous été refusé pour ce job parce qu’il vous manquait une compétence ? Pouvez-vous vous renseigner sur le sujet ou suivre une formation pour que ce point ne soit plus bloquant la prochaine fois ?
  • votre chef vous a fait un mauvais retour lors de votre entretien annuel et vous savez quelle facette améliorer. Établissez un plan d’actions et travaillez dessus !
  • votre demande de financement de votre projet entreprenarial n’a pas abouti ? Renforcez les points d’inquiétude des investisseurs et retentez votre chance.

Chaque échec professionnel et une occasion d’apprendre quelque chose de nouveau. Que ce soit mieux vous connaître, découvrir une compétence à développer, vous aurez toujours une bonne leçon à en tirer pour en ressortir grandi et devenir une meilleure version de vous-même !

Conseil #4 : habituez-vous à tomber et à vous relever

Si vos parents vous avaient dit de ne pas remonter à vélo suite à votre première chute, pourriez-vous parcourir des kilomètres en petite reine, les cheveux au vent, sereinement ? Rien n’est moins sûr. Peut-être seriez-vous envahi par l’appréhension à chaque fois que votre pied toucherait la pédale ? Peut-être diriez-vous à tous que vous ne savez pas faire du vélo ? Pourtant vous êtes remonté et aujourd’hui, la peur de tomber n’est plus là ou est très infime, parce que vous n’avez pas abandonné et que vous avez essayé de nouveau !

Pour un échec professionnel, c’est pareil. Lorsque vous tombez, remontez en selle ! Apprenez la leçon mais n’abandonnez pas. Les prochaines fois, vous aurez de moins en moins peur. Encore mieux, vous apprendrez à vous réceptionner et vos prochaines chutes en seront d’autant moins douloureuses ! Cumuler les échecs n’est certes pas facile, mais c’est parfois nécessaire pour finir par atteindre ses objectifs.

Conseil #5 : osez prendre des risques

« À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. » Cette citation de Pierre Corneille devrait vous rassurer : vous serez encore plus heureux d’avoir réussi si vous avez échoué avant. Alors continuez à sortir de votre zone de confort et à essayer de nouvelles choses. C’est de cette façon que vous atteindrez vos ambitions et vivrez vos rêves !

Prenez des risques, comme Alexandra qui a osé dire au revoir à un salaire confortable pour suivre son ambition professionnelle !

Vous avez maintenant plusieurs clés pour accepter l’échec professionnel. Alors la prochaine fois qu’un obstacle surgira dans votre carrière, nous espérons que vous serez assez confiant pour le surmonter et recommencer plusieurs fois si nécessaire ! Comment vivez-vous l’échec habituellement ? Racontez-nous en commentaire.

Devenir slasheur, est-ce fait pour vous ? 5 questions à vous poser

Devenir slasheur, est-ce fait pour vous ? 5 questions à vous poser

Vous vous sentez enfermé dans un seul rôle, une mission unique ? Vous avez tendance à vous lasser rapidement et ressentez un besoin de challenge, de stimulation et de changement au quotidien ? Peut-être pourriez-vous envisager de devenir slasheur ? Mais que cache ce terme très à la mode ? Leurs adeptes sont-ils tous des millenials qui ne savent pas faire un choix de carrière et font partie d’une génération slasheur ? Ou sont-ils en réelle quête de sens qu’ils ne parviennent à trouver que dans la pluralité des activités et des statuts ? Découvrez la définition du slasheur et les qualités nécessaires pour endosser ce rôle de multipotentiel. Êtes-vous prêt à assumer les conséquences de cumuler plusieurs jobs, parfois en une seule journée ?

Quelle est la définition du slasheur ?

D’où vient le phénomène du slash dans sa vie professionnelle ?

Imaginez-vous à la fois consultant en communication, illustrateur en freelance et professeur de yoga. Que vous soyez déjà en train de transpirer à l’idée d’avoir autant de missions simultanées ou stimulé rien qu’à l’évocation de cette perspective, vous seriez devenu slasheur ! Mais d’où vient ce terme qui se répand comme une trainée de poudre ? Le mot trouve son origine dans le caractère du clavier « / », souvent utilisé à l’écrit comme à l’oral pour définir la pluralité d’une situation. « Je suis maman slash professeur des écoles slash bénévole dans une association ». C’est en 2007 dans le livre One Person / Multiple Careers de Marci Alboher que le terme apparaît pour la première fois.

Le phénomène gagne d’abord en ampleur aux États-Unis avant de se répandre en Europe. Selon une étude menée par le salon SME en 2016, les slasheurs représenteraient un peu plus de 4 millions de personnes en France, soit 16 % des actifs. C’est donc loin d’être un phénomène marginal ! Un slasheur possède ainsi plusieurs activités professionnelles à vocation rémunératrice. Pour 77 % de ces pluriactifs, leurs différentes casquettes n’ont pas de rapport immédiat entre elles, donnant toute son ampleur au phénomène du slash.

Devenir slasheur, une façon de trouver l’épanouissement professionnel

Mais alors, pourquoi certaines personnes éprouvent-elles ce besoin d’exercer plusieurs activités en même temps ? À première vue, remplir son agenda de multiples obligations professionnelles qui pourront se chevaucher aisément semble surprenant. Vous pouvez penser que les slasheurs le deviennent par obligation financière, car une seule de leurs activités ne leur permet pas de vivre convenablement. Pourtant, pour 70 % d’entre eux, c’est un choix conscient et non une obligation ! L’aspect financier rentre tout de même en ligne de compte puisque près des trois quarts le font pour augmenter leurs revenus.

Mais ce qui motive surtout les actifs à endosser plusieurs casquettes de cette façon, c’est la recherche d’une forme d’épanouissement professionnel ! Ce sont souvent des personnes de la génération Y, entre 25 et 35 ans qui, après avoir travaillé quelques années, ressentent une certaine désillusion vis-à-vis du monde du travail. Ils s’ennuient au quotidien et ressentent un besoin de stimulation sur des sujets et des missions variées. Ce sont des profils habitués à faire plusieurs choses en même temps depuis leur plus tendre enfance. Regarder une série en envoyant un message à leur groupe d’amis tout en préparant le repas est loin de les effrayer. Devant cette stimulation permanente dans leur vie privée, travailler au même endroit, au même rythme et sur le même sujet toute leur vie les rebute !

Ils se lancent alors dans un travail passion en parallèle de leur activité principale et rejoignent les rangs des slasheurs. Une bonne proportion d’entre eux y voient un moyen de tester une idée d’entreprise ou de préparer leur reconversion. Le slash devient ainsi une situation temporaire. Mais certains, après avoir testé le concept, se rendent compte que ce profil de couteau-suisse leur convient bien et souhaitent le conserver sur le long terme.

5 questions à se poser avant d’envisager devenir slasheur

Les questions à se poser pour devenir slasheur

Maintenant que vous savez ce qui peut pousser à cumuler plusieurs jobs, pensez-vous que ce profil de pluriactif vous correspondrait ? Nous vous proposons 5 questions à vous poser pour essayer de répondre à cette question !

Êtes-vous organisé ?

La première qualité des slasheurs, et sûrement une des plus importantes, c’est l’organisation ! Passer entre ses différents mondes professionnels sans se perdre est essentiel pour ne pas avoir l’impression d’être débordé ! S’il vous arrive fréquemment d’oublier des rendez-vous quand vous êtes pris dans une activité, peut-être que devenir slasheur vous paraîtra éprouvant sur le long terme.

Si vous êtes tout de même motivé pour tester le profil de slasheur, mais que vous avez quelques progrès à faire côté organisation, découvrez nos 7 conseils pour ne plus vous sentir débordé.

Vous aurez également besoin d’un bon système pour préserver votre vie privée. C’est souvent un des plus gros challenges du slasheur : ne pas laisser une de ses missions professionnelles mordre sur sa vie personnelle. C’est une notion propre à chacun : tout le monde n’a pas les mêmes besoins de ce côté-là. Mais si vous sentez que vous avez déjà des problèmes pour préserver votre sphère personnelle, évitez le slash. Devenir slasheur ne doit pas être synonyme de renoncement à son bien-être au travail, loin de là !

Avez-vous un pourquoi ?

Pour embrasser pleinement son parcours atypique, un slasheur ressentira souvent le besoin de trouver un fil rouge entre ses différentes activités et une cohérence entre ses multiples profils. Renoncer à l’une ou l’autre de ses casquettes serait synonyme de perte de sens.

Ce sont souvent des motivations assez ouvertes, mais surtout propres à chacun. Deux slasheurs aux activités similaires peuvent avoir des visions complètement différentes ! Voici 2 exemples de lignes directrices de carrières de slasheur :

  • un coach professionnel / professeur de yoga pourrait avoir comme fil rouge d’aider les autres à vivre de manière plus épanouie ;
  • Un blogueur, peintre et photographe pour avoir la motivation de transmettre ses valeurs via ses créations.

Si vous vous interrogez sur votre pourquoi, découvrez votre objectif de vie en 5 minutes grâce à notre article dédié.

Savez-vous gérer stress et charge mentale ?

Avec plusieurs activités, vous devez être préparé à l’idée que vous aurez des périodes de rush et de grande charge de travail. C’est vrai dans toute carrière, mais c’est d’autant plus important d’y être préparé en tant que slasheur.

Vous avez une deadline importante dans votre travail de consultant en communication ? Les élèves de votre cours de yoga n’y seront peut-être pas très réceptifs… En effet, vous n’aurez pas toujours la possibilité de consacrer 100 % de votre énergie à une unique activité, même en période critique.

Êtes-vous sujet à la procrastination ?

Si vous avez tendance à attendre le dernier moment pour travailler sous pression et être plus efficace, ce n’est peut-être pas une formule qui fonctionnera très bien pour un slasheur… En effet, avec de multiples obligations en parallèle, il vous faudra faire preuve d’une agilité sans précédent pour arriver à tout mener de front en vous y attelant juste avant la date limite. C’est sûrement possible mais ce n’est peut-être pas le plus facile à vivre, surtout sur le long terme.

Savez-vous vivre avec le syndrome de l’imposteur ?

En tant que slasheur, vous devez accepter que vous ne deviendrez pas expert sur toutes vos missions. Vous serez obligé de survoler certaines thématiques sans pouvoir rentrer dans le détail par manque de temps.

Pour un perfectionniste, c’est une situation qui peut être difficile à vivre, d’autant plus si vous êtes sujet au syndrome de l’imposteur quand vous n’explorez pas un sujet dans ses moindres recoins. Le risque, c’est que vous vous retrouviez à procrastiner par peur de mal faire, à ressentir un stress important et à ne pas forcément bien vivre votre nouveau statut de pluriactif.

Si vous vous sentez un peu trop pointilleux sur certains détails, découvrez pourquoi le perfectionnisme peut nuire à votre carrière.

Alors, êtes-vous prêt à devenir slasheur ? Ou pensez-vous que votre vie professionnelle avec un seul job à la fois vous convient parfaitement ? Racontez-nous en commentaire ! Dans tous les cas, l’important est de préserver votre bien-être au travail en toutes circonstances, même si vous ne partagez pas le point de vue de Marielle Barbe, auteur de Profession Slasheur : « On n’a qu’une vie alors vivons-en plusieurs. »

7 points de contrôle pour vérifier son bien-être psychologique

7 points de contrôle pour vérifier son bien-être psychologique

“J’aimerais vraiment que vous preniez soin de vous pour vous sentir mieux moralement !”

À quand remonte la dernière fois qu’un médecin ou une autre personne vous a dit cela ? Probablement jamais.On nous conseille souvent de prendre soin de notre santé physique mais jamais psychologique.

 

Dans notre société, si l’on  n’a pas de maladie mentale, alors de ce fait, nous avons une bonne “santé mentale”.

Malheureusement, dans notre culture, nous n’encourageons pas et n’enseignons pas comment prendre soin de notre esprit pour se sentir bien. 

C’est vraiment dommage pour nous-même, mais également pour la société. 😟

Nous confondons également souvent l’intelligence et le bien-être psychologique.

Pendant notre éducation, on nous a enseigné qu’il fallait devenir très intelligent, pour développer des compétences permettant de générer de la valeur et gagner sa vie.

Mais quand nous a t-on enseigné de prendre soin de notre esprit pour nous sentir bien dans notre tête ? Malheureusement, jamais…

Comme l’enseigne Brooke Castillo (coach américaine que j’aime beaucoup) : “Tout ce que nous créons dans notre vie provient de nous. Tout ce que nous faisons et nous ressentons provient de notre manière de penser.

Cela signifie donc que apprendre à bien gérer nos pensées est la chose la plus importante pour construire sa vie. Plus notre bien-être psychologique sera bon, meilleure sera notre vie.

Mais comment vérifier que nous prenons bien soin de notre esprit ? 

Vérifions-le en se posant les 7 questions ci-dessous !

1. Avez-vous des projets futurs dans votre vie qui vous excitent ?

Je ne parle pas de projets futurs qui font référence aux vacances ni au degré de remplissage de votre agenda avec des événements programmés. Non, je parle de projet de vie que vous avez construit : avez-vous intentionnellement planifié votre avenir en fonction de vos valeurs et de ce que vous désirez le plus dans la vie ?

2. Vous permettez-vous de ressentir des émotions positives comme négatives ?

Pour être équilibré, il faut pouvoir ressentir les deux types d’émotions : ne pas éviter, ne pas résister, ne pas sur-réagir face à nos émotions négatives. (Ce n’est pas facile je sais… 😉)

L’objectif est d’accepter que la vie est pleine d’émotions positives et négatives. Être humain, c’est accepter tout le spectre des émotions, même les négatives, et ne pas chercher à être heureux tout le temps.

3. Passez-vous à l’action ?

Vous pensez à des choses que vous aimeriez faire, vous aimez en parler… mais passez-vous à l’action ?

Les obstacles, la peur et le doute ne doivent pas nous empêcher d’agir. C’est en mettant en place une stratégie “des petits pas” que l’on peut surmonter nos peurs. En définissant des étapes, puis des tâches pour chacunes d’elle, on réalise chaque jour le chemin parcouru, nos accomplissements, on constate que l’on peut surmonter nos doutes, nos peurs en agissant. 

 

4. Vous connaissez-vous bien ?

Connaissez-vous vos valeurs, vos besoins, vos limites ? Savez-vous ce que vous aimez ou n’aimez pas faire ? Mieux se connaître, c’est trouver sa raison de vivre, son équilibre et la raison de se lever le matin. Il a même été démontré que c’est un facteur de bonne santé et de longévité ! Mais plus que cela, c’est trouver son bonheur : une vie dans laquelle on se sent “complètement aligné avec soi-même dans tous les domaines”, où on se dit “Je suis là où je dois être.”

En faisant cela, vous êtes en paix avec vous même et avec le monde, malgré ce qui se passe autour de vous.

5. Savez-vous vous auto-coacher ?

Passez-vous du temps à comprendre ce qui se passe dans votre cerveau et dans votre vie émotionnelle ?

Les techniques d’auto-coaching vous permettent de comprendre pourquoi vous agissez, pourquoi vous n’agissez pas et pourquoi vous réagissez de certaines manières afin de ne pas subir ses émotions.

Découvrez comment j’ai appris à m’auto-coacher en 5 étapes.  

6. Vous aimez-vous d’un amour inconditionnel ?

Pour développer sa confiance en soi et ne pas avoir peur d’agir, il faut s’aimer inconditionnellement, malgré ses erreurs et ses imperfections.

Pour cultiver cette bienveillance avec soi-même, répétez-vous de respecter ces 3 mantras :

  • Se soutenir quoique que nous fassions,
  • Être toujours gentil avec soi-même, 
  • Être toujours fier des efforts que nous faisons.

La bienveillance, nous permet de nous fixer n’importe quel objectif. Quand nous savons que nous sommes “couverts” par notre bienveillance quoique nous fassions, nous n’avons enfin plus peur de ne pas y arriver !

 

7. Savez-vous gérer votre temps ?

Je ne vous parle pas de savoir maîtriser votre agenda mais plutôt de savoir ce que vous voulez faire de votre temps : vous avez une vue d’ensemble de votre vie et de vos priorités, vous savez dire “non” quand c’est nécessaire pour poser vos limites. Maîtriser son temps c’est ne pas avoir l’impression d’être à la merci du temps et des autres, c’est ne pas avoir l’impression que la vie vous échappe.

Il ne suffit pas juste de lire et d’apprendre comment le faire. Il faut vraiment l’appliquer. 

En travaillant sur ces 7 points dans notre vie, nous pouvons optimiser notre bien-être. 

Parfois, il est difficile de démarrer ce travail seul. Comme le disent Bill Gates et Eric Schmidt, “Tout le monde a besoin d’un coach” (même eux !).

Comme un coach sportif peut nous aider à prendre soin de notre corps, un coach de vie certifié peut vraiment nous aider à mettre en place ces outils pour en faire des habitudes de vie.

Télétravail et équilibre entre vie privée et vie professionnelle : l’équation impossible ?

Télétravail et équilibre entre vie privée et vie professionnelle : l’équation impossible ?

Casque audio sur les oreilles, micro coupé, vous écoutez d’une oreille distraite vos collègues débattre du dernier dossier client. Pendant ce temps, smartphone en main, votre doigt parcourt machinalement le fil d’actualité de votre réseau social favori. C’est là qu’arrive le moment redouté : « Qu’en penses-tu ? ». Après avoir entendu 2 fois votre prénom, il n’y a pas de doute, la question est bien pour vous. La sueur au front, vous vous apprêtez à activer votre micro, tout en réfléchissant à une réponse pertinente. C’est à ce moment fatidique que l’eau des pâtes commence à déborder à grands bruits. Le déjeuner ! Vous l’aviez oublié…. Rester concentré sur votre réunion tout en préparant le repas, difficile le travail à la maison, non ? Pourtant, avec quelques habitudes faciles à mettre en place, vous pourrez préserver vos moments de détente tout en étant efficace dans vos journées de bureau ! Alors, quels sont les avantages et les risques à travailler depuis chez soi ? Quelles sont les bonnes pratiques à appliquer pour concilier télétravail et équilibre entre vie privée et vie professionnelle ?

Télétravail et vie personnelle : entre avantages et menaces

Un gain de temps indéniable

Travailler depuis la maison présente de nombreux avantages. Adieu le temps de transport chronophage et la fatigue associée. Finie la cohue du métro ou les embouteillages du matin. D’après une enquête Forbes de septembre 2018, le trajet moyen domicile-travail des Français dure 37 minutes, rien que pour l’aller ! Le télétravail offre donc la possibilité de profiter de cette heure libérée comme chacun le souhaite : du sommeil supplémentaire, du temps passé à développer un hobby, des moments en famille.

Même la journée de travail peut paraître plus agréable et plus facile. Rien ne vous empêche de porter vos chaussons préférés, de vous emmitoufler dans un plaid tout chaud et de vous installer à votre bureau pour commencer vos missions quotidiennes.

Vous pouvez avoir plus de flexibilité sur vos horaires et gagner en efficacité. Eh oui, à la maison, votre chef ne surveille pas vos heures d’arrivée et votre voisin d’open space ne vient pas vous déranger pour prendre un café.

Ainsi, que vous soyez salarié en télétravail occasionnel ou nomade digital qui change de bureau tous les jours, les avantages du télétravail sont nombreux. Néanmoins, travailler depuis chez soi comporte des risques. Quand le bureau devient la maison et la maison le bureau, comment ne pas faire d’amalgame entre les 2 mondes ?

Quand télétravail et vie privée s’entremêlent

télétravail et équilibre vie pro et vie privée

Avec la séparation physique du bureau et de la maison, il est plus aisé de faire la part des choses entre son travail et sa vie personnelle. Le temps de transport joue un rôle de tampon pour passer d’un monde à l’autre. Mais en travaillant à la maison, ce sas de décompression disparaît. En quelques mètres, vous passez de votre bureau à votre cuisine ou votre chambre.

C’est là que la menace de mélanger vie personnelle et vie professionnelle plane. En effet, certains soirs, il peut être tentant de rester devant son ordinateur jusqu’à 20 heures pour boucler le dernier dossier en cours. Le dîner peut même cuire en parallèle, quel gain de temps ! Ou alors, pourquoi ne pas allumer son ordinateur après avoir récupéré les enfants en fin de journée ? Après tout, le bureau est juste là dans la pièce à côté.

Au-delà de ces petits aléas de la vie quotidienne, tomber dans cet écueil, appelé blurring, présente de nombreux risques. Surcharge mentale, sollicitation professionnelle permanente augmentent le niveau de stress et d’anxiété des travailleurs. Sans recul ni prise de conscience du problème, ces habitudes peuvent même mener jusqu’au burn-out et exiger alors un arrêt de travail.

Mais alors, comment bien séparer son travail de sa vie de famille et de ses loisirs pour préserver son équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle ? Il existe quelques petites habitudes à mettre en place pour s’offrir de vrais moments de déconnexion à la maison, même quand boulot et dodo semblent ne faire plus qu’un.

5 astuces pour concilier sereinement télétravail et équilibre entre vie privée et vie professionnelle

1- Créer des espaces dédiés dans son intérieur

Pour bien séparer sa vie professionnelle de sa vie personnelle, l’idéal est d’avoir 2 pièces distinctes dans la maison pour l’une et pour l’autre. Une pièce de vie chaleureuse et confortable pour sa vie de famille et ses moments de détente et un bureau sobre et épuré pour un maximum de concentration la journée.

Avec une zone de votre logement réservée au travail, il vous sera plus aisé de recréer la coupure entre les 2 mondes. La fermeture de la porte du bureau le soir peut ainsi signifier la fin de la journée de travail et le début de la détente. De plus, cet espace personnel calme vous permet de vous isoler de l’agitation potentielle du reste de votre maison.

Si jamais vous vivez dans un petit logement sans pièce distincte pour travailler, essayez au maximum de vous créer une zone bureau. Disposez une table et une chaise dans un coin de votre salon ou de votre chambre, créez une atmosphère agréable autour et considérez-le comme votre bureau dédié au travail. Ne vous installez pas là pour planifier vos prochaines vacances ou téléphoner à votre maman. Cet espace est dédié à votre vie professionnelle.

Même si c’est parfois tentant, évitez au maximum de travailler depuis votre canapé. Non seulement, c’est très mauvais pour le dos, mais en plus, vous risquez d’être tenté de tendre la main vers la télécommande lors de votre audioconférence de département. Prohibez également le travail à votre table à manger, au risque d’avoir la désagréable sensation de prendre vos déjeuners et dîners au bureau. 

2- Devenir maître de ses horaires de travail

Au-delà d’un espace bien défini, il est important de contrôler vos horaires. Pris dans vos activités professionnelles, vous risquez de ne pas voir le temps défiler, sans rappel de vos collègues de bureau qui vous souhaitent une bonne soirée. Si c’est votre cas, n’hésitez pas à vous mettre des alarmes sur votre téléphone : une sonnerie 30 minutes avant la fin de la journée pour vous rappeler de commencer à boucler vos dossiers et une au moment d’éteindre l’ordinateur.

De plus, pour vous donner l’impression de véritablement quitter le bureau, pourquoi ne pas prévoir une petite routine détente pour décompresser et vous signifier que la journée de travail est finie ? Un épisode de podcast motivant, un chapitre de votre livre en cours, une séance de sport, un moment convivial en famille, choisissez et personnalisez votre routine idéale !

3- Faire des pauses régulières

Même s’il est important de faire des pauses fréquentes de travail en toutes circonstances, elles deviennent cruciales en télétravail. Vous n’aurez pas votre voisin de bureau pour vous rappeler d’aller boire un café. Ce sera à vous d’y penser et, pris dans le feu de l’action, il est facile d’oublier ou de se dire « plus tard ».

Seulement, les pauses sont bénéfiques. Vous éviterez de vous acharner pendant des heures sur un problème épineux. À la place, vous vous viderez la tête un moment pour prendre le recul nécessaire et aborder ce problème avec un regard neuf. Vous y gagnerez en outre en concentration. Si vous voulez booster encore plus votre productivité, une étude réalisée par The Muse révèle que le compromis idéal serait 52 minutes de travail en pleine concentration pour 17 minutes de pause.

De plus, vous lever de votre chaise vous permet de vous mettre en mouvement. C’est un constat, vous bougez moins quand vous travaillez depuis chez vous. Les distances à parcourir sont plus courtes, le trajet vers le bureau n’existe plus. Il est toutefois important de bouger régulièrement. Programmez une alarme si besoin et essayez de vous lever au moins une fois par heure. Faites également des pauses plus longues, au minimum à chaque demi-journée de travail. Pour vous activer encore plus, prévoyez une marche autour de chez vous ou une séance de sport pendant votre pause déjeuner ou en fin de journée.

4- Définir des objectifs précis

Pour chaque jour, définissez-vous des objectifs précis et mesurables. Pourquoi est-ce si important en télétravail ? Chez vous, les tentations de procrastination sont nombreuses. De plus, sans patron ou collègues pour vous voir, vous pourriez être très tentés d’allumer la télévision ou de regarder la dernière vidéo de votre chaîne Youtube favorite (vous savez, celle qui donne justement des conseils pour être plus productif). La solution : se fixer des objectifs pour chaque journée. Cela vous évitera des heures supplémentaires qui menaceront votre équilibre entre vie privée et vie professionnelle, en particulier quand la date butoire de votre dernier projet approchera.

5- Déconnecter de son ordinateur et de son téléphone en dehors des horaires de bureau

Enfin, pour préserver votre bien-être, oubliez votre ordinateur et téléphone professionnels en dehors des horaires de bureau. Ne vérifiez pas vos e-mails, ne répondez pas aux messages. Ne prenez pas le fait de travailler depuis la maison comme un prétexte pour justifier d’être connecté en permanence. Il est très important de s’accorder des moments de déconnexion réguliers.

Vous avez maintenant quelques pistes pour concilier télétravail et équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Quelle habitude allez-vous mettre en place ? Racontez-nous en commentaire !  Et si jamais le télétravail est devenu tellement confortable pour vous que vous vous demandez où trouver la motivation pour retrouver le chemin du bureau, un article vous attend à ce sujet.

La méthode DESC : Comment amener quelqu’un à modifier son comportement ?

La méthode DESC : Comment amener quelqu’un à modifier son comportement ?

Vous souhaiteriez comprendre, anticiper et traiter les conflits mineurs ou sérieux que vous vivez avec votre boss ou avec vos collègues ? Vous en avez assez de subir une ambiance tendue et vous vous demandez comment changer cela ? Vous avez déjà tenté de régler des conflits au bureau, mais votre démarche a tourné court et vous vous êtes senti·e démuni·e ?

 

Cette semaine, je vous partage la méthodologie de communication non-violente “DESC”, basée sur un processus de 4 étapes bien distinctes qui va vous permettre d’amener quelqu’un à changer un comportement qui vous frustre.

La méthode DESC pour une communication non violente

Lorsque nous traitons avec des personnes, nous pouvons rarement éviter certains CONFLITS assez inconfortables. Tout le monde ne réagit pas de la même manière : certains courent et se cachent lorsqu’il y a un soupçon de conflit dans l’air et d’autres sont toujours prêts à se battre. Ces deux façons de faire ne sont pas utiles au travail et peuvent endommager de façon permanente les relations avec vos collègues ou avec votre boss. Il faut donc apprendre à gérer les conflits de manière positive car ils peuvent aussi avoir des retours positifs s’ils sont traités de manière saine. 

Je vous propose donc de découvrir la méthode DESC : un moyen constructif d’amener quelqu’un à modifier son comportement sans conflit.

 

DESC c’est quoi ?

  • D : pour Décrire la situation (Soyez factuel).
  • E : pour Exprimer ses émotions ou ressentis  (l’effet que cela a sur vos émotions ou sur votre travail).
  • S : pour Spécifier des solutions que vous souhaitez mettre en oeuvre
  • C : pour Conclure avec des conséquences s’ils mettent en oeuvre ou pas votre solution. Les conséquences peuvent être soit bonnes (par exemple, nous pourrons établir la confiance), soit mauvaises (par exemple, je vous signalerai à la direction).

 

Communiquer selon la méthode DESC

Passons maintenant à la pratique en prenant un exemple 🙂

Carole est très malheureuse au travail ces derniers temps. Elle estime que sa nouvelle responsable, Anna, est très rude avec elle : elle ne lui dit jamais bonjour (ni à ses collègues d’ailleurs non plus), et, pour ne rien arranger, elle lui a fait des reproches à plusieurs reprises devant ses collègues.

 

Carole en a assez et décide d’en parler directement avec sa responsable Anna, dans son bureau.

Voilà comment Carole procède :

  •  D : “Anna, deux fois cette semaine, vous m’avez fait des reproches devant mes collègues. Hier, c’était à parce que je vous ai rendu mon rapport en retard et aujourd’hui, c’est parce que je suis arrivée 5 min au retard au travail. 

  • E : Je ne me sens pas respectée et j’ai un sentiment d’humiliation quand vous me faites des reproches devant mes collègues.

  • S : À l’avenir, j’apprécierais que vous me convoquiez dans votre bureau ou dans une salle de réunion pour aborder en privé toute question ou tout problème.

  • C : Je suis sûre que nous établirons une relation de travail agréable si nous nous sentons toutes les deux respectées. 

(OU) Si vous continuez à me faire des réflexions devant mes collègues, vous ne me laisserez pas d’autre choix que d’en parler aux ressources humaines.

Quelques conseils avant d’appliquer cette méthode sur votre famille et vos collègues 

  1.  Ecrivez votre conversation et pratiquez-la quelques fois, afin de savoir exactement ce que vous allez dire.
  2. Soyez factuel, donnez des dates et des heures exactes. Avez-vous remarqué dans le D de “Décrire”, nous n’avons pas employez les termes “toujours” et “jamais” ? 
  3. Réfléchissez bien à une conséquence que vous pourrez tenir. Aussi difficile que cela puisse être, si vous ne respectez pas les conséquences que vous énoncez, personne ne vous prendra au sérieux… (ne dites pas “Je vais aller voir les RH”, si ce n’est pas le cas)
La méthode DESC en famille

 La méthode DESC fonctionne aussi à merveille avec les enfants

 

Je l’ai essayée sur ma fille de 7 ans, qui, après avoir été invitée trois fois à ranger sa chambre, ne l’a toujours pas fait :

  • D : “Tu n’as pas rangé ta chambre, alors je te l’ai déjà demandé trois fois depuis ce matin.”

  • E : “Je ne me sens pas respectée si tu me forces à te répéter sans cesse la même chose et que tu ne fais pas ce que je te demande.”

  • S : “Je voudrais que tu te tiennes à cette tâche et que tu ranges ta chambre tous les soirs après le dîner.

  • C : “De cette façon, je pourrai te lire une histoire dans ton lit avant de dormir dans une chambre bien rangée. (bonne conséquence). Mais je dois t’avertir que la prochaine fois que tu ne rangeras pas ta chambre comme convenu, tu n’auras pas le droit de regarder les dessins animés pendant toute la journée suivante.

 

Ma fille a bien sûr boudé après cette discussion, tel est le “jeu” à cet âge ;-). 

Mais après l’avoir privée une fois de ses dessins animés favoris, ma fille n’a plus jamais oublié de ranger sa chambre le soir 😉

 

Juste un dernier conseil

Soyez précis !

Ne dites pas uniquement :”je vais te punir de dessins animés” mais ajoutez une durée (exemple : “pendant la journée suivante”).

Ne donnez pas non plus une durée que vous ne sauriez pas tenir (par exemple une semaine) car on sait très bien que cela n’arrivera jamais 😉 par contre, quelques heures ou une journée, c’est assez long pour qu’un enfant ressente vraiment les conséquences de ses actes.

Testez cette méthode et partagez nous vos expériences en commentaire !

Vous voulez en savoir plus ? Je vous encourage vivement à suivre ce cours gratuit qui reprend cette méthode : “Apprenez à gérer les conflits”

 

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